Quand j'étais enfant, j'adorais m’allonger dans l'herbe et regarder les nuages en laissant divaguer mon imagination.
La semaine dernière, à Frangy-en-Bresse, je rêvais de pluie. En vain...
En 1984, un livre extraordinaire, "Pas le temps de s'ennuyer" a été vendu par le club France Loisirs.
J'y ai appris à jongler, à estimer la force du vent ou encore à mettre des noms sur les nuages.Quel plaisir ensuite de pouvoir prédire la pluie le lendemain en voyant des cumulo-stratus ! Acquérir du vocabulaire, c'est-à-dire remplacer le mot "nuage" par cirrus, cumulus, stratus, ou une combinaison de deux des trois comme strato-cumulus, est devenu un jeu d'enfant et m'a amenée à en apprendre plus sur les nuages.
Les branches sans feuille de certains arbres peut-être morts se prolonge dans un ciel marbré.
A l'occasion de la rentrée scolaire, je vois passer des alertes sur une "IA" (sans préciser laquelle) qui réduirait les capacités cognitives. Pour retrouver le goût de l'enfance, j'ai créé une mini application. Je prends une photo de nuage et Wabi me donne à la fois des informations scientifiques et rédige un petit poème en me tendant ensuite la plume. [2]
Cette application pourrait facilement être remixée en Français et à destination d'enfants. Peut-être mémoriseraient-ils moins les noms des nuages que moi en 1984 s'ils n'ont pas à chercher l'image correspondante dans la page du livre ?
Mais ils ont une réponse plus précise et plus juste que celle que je devinais. Et si l'important n'était pas d'utiliser un livre ou un modèle de langage, mais juste de lever les yeux au ciel ?
Ça ne fera pas tomber la pluie, mais ça permettra de réduire l'éco-anxiété, avec de la science et de la poésie.
Oh ! Un bébé chêne ! Il semble à la fois robuste, résistant et fragile sous ces cumulus. [3]
- E. Piotelat, Carte postale de Frangy-en-Bresse, 09/2026
- Cloud Atlas Diary
- E. Piotelat, Le bébé chêne (74), 08/2026











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