Aux Ulis, derrière la mairie, pousse un petit arbre, bien protégé. C'est un gingko, dont j'avais salué la présence à côté des sakura ce printemps. [1].
A côté, une petite affiche donne des indications sur son histoire. Mais j'ai voulu en savoir plus, avec l'aide de Gemini, et de Camellia Tea Ceremony, habitante de Kyoto qui partage l'histoire du Japon sur les réseaux sociaux.
Les arbres ayant survécu au bombardement atomique d'Hiroshima le 6 août 1945 sont désignés au Japon sous le nom d'Hibakujimoku (被爆樹木). Un saule, un eucalyptus et un houx ont survécu au bombardement. [2] Pour le reste, les scientifiques estimaient que la radioactivité empêcherait toute végétation de repousser à Hiroshima pendant 75 ans.
Celui des Ulis ressemble à une fiche tache vert pâle dans une pelouse asséchée. S'il a été inauguré en septembre 2025, il a déjà survécu à quatre canicules !
Mais comment est-il arrivé là ? Le Ginkgo, que l'on appelle aussi l'arbre aux 40 écus, produit des fruits. Inspiré par des citoyens qui envoient des graines tout autour de la planète, deux amis, Nasrin Azimi et Tomoko Watanabe, ont fondé le réseau Green Legacy Hiroshima (GLH) en 2011 [4]. Ils ont eu le soutien de l'institut des Nations Unies (UNITAR) [5] et de l'ONG Ant-Hiroshima.[6]
À ce jour, le réseau a distribué des graines de la seconde génération de descendants d'Hibakujimoku dans plus de 40 pays. Les personnes qui les reçoivent s'engagent à faire germer et grandir l'arbre, à le planter dans un espace accessible à tous et à utiliser l'arbre comme support éducatif sur les dangers de l'armement nucléaire.
Je ne connais pas le détail du voyage de ce ginkgo, depuis la graine d'Hiroshima jusqu'à sa plantation aux Ulis. Il est écrit sur l'affiche :
"Il porte un message d'espérance, de paix et de fraternité"
Certes, c'est pas faux... La France étant une puissance nucléaire, j'y vois quelques graines d'hypocrisie.






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