L'art du tchikenague

Google ne connait pas le mot tchikenague. Telle est la raison d'être de ce billet.


D'ailleurs, je suis souvent surprise quand je vois les statistiques d'accès à ce blog. Par exemple, cette semaine, j'ai eu beaucoup de visites grâce à la piscine écologique de la Chapelle St Sauveur, alors que je n'en parle dans un seul billet datant de 2008...


Cette semaine, j'ai lu un excellent article (merci Fred) intitulé : Les geeks sont-ils anti "intellectuels", en d'autres termes, Google nous rend-il stupide ?

J'ai aussi écouté Albert Jacquard parler d'intelligence (merci Jean-Louis). Il dit d'une part qu'il est criminel de dire à un enfant qu'il n'est pas intelligent (petit clin d'œil à tous ceux qui auraient pu être insultés par un enseignant cette année), et surtout qu'il est important de ne pas être passif, de comprendre que l'on n'a pas compris (et donc de rechercher des réponses). Cependant, avant d'obtenir ce que l'on cherche en surfant, peut-être faudra-t-il développer un web 3.0, qui ait du sens...

Mais arrêtons de surfer, cultivons-nous ! Qu'est-ce que le tchickenague ? Pour la première fois, ce blog aura une véritable utilité.

Pour l'obtenir, il suffit de se munir d'enfants, dans une cour d'école, ou au bord d'un chemin de campagne, par exemple en allant à St Jean-de-Beauregard.


Très rapidement, vous obtenez un mélange de pétales, de feuilles, de graines, en général assez spécifique de la région. Par exemple, ci-dessous, ce tchikenague a été obtenu aux Ulis, à la fin de la dernière journée d'école.


Un logiciel n'ayant que la connaissance que l'on veut bien lui fournir, il est vital d'ajouter le mot tchikenague au dictionnaire, afin que l'ordinateur n'ait pas la mauvaise idée de le souligner en rouge. L'orthographe tchickenague doit aussi pouvoir être acceptée, on ne sait jamais.


Il existe de nombreuses sortes de tchikenague, selon la créativité des enfants à l'origine de la cueillette. Par exemple, certains obtiendront d'appétissants mélanges en ajoutant de l'eau ou de la gadoue.

L'étymologie du mot tchickenague vient sans doute de chicken, poulet en anglais. C'est pour cela qu'un gendarme peut être ajouté afin d'obtenir un tchickenague plein de protéines.

La réalisation de tchickenague contribue à la biodiversité. On peut aisément mélanger du tchickenague de la région parisienne avec du tchikenague bourguignon ou jurassien.


Cela peut même permettre de lire certains panneaux, comme celui de l'étang Titard à Saint-Germain-du-Bois, qui n'est pas une baignade écologique.


Ce message à peine publié, Google est plus savant...

Commentaires

Lily a dit…
J'adore le ton de ton article, c'est excellent (le coup du poulet surtout)
merci d'avoir ajouté à ma culture ! :)

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