Empêchons nos enfants de rejoindre Daesh

Ce message s'adresse aux mamans, non pas à celles dont les enfants sont déjà partis. C'est trop tard, mais à toutes les autres...

Votre enfant a-t-il un compte sur Twitter ? Vous ne savez pas, vous respectez sa vie privée, pas de problème... Mais savez-vous que Twitter est utilisé par l'état islamique pour faire sa publicité, pour attirer votre progéniture qui ne connait pour l'instant personne en Syrie. Vous voulez des preuves ? Regardez par exemple "Complément d'enquête" ou le site http://www.stop-djihadisme.gouv.fr

Et vous, avez-vous un compte Twitter ? Si ce n'est pas le cas, inscrivez-vous ! C'est gratuit, vous pouvez être relativement anonyme en choisissant bien les informations que vous communiquez. N'entrez surtout pas de numéro de téléphone, une adresse email suffit (test fait le 5/12/2015). Cliquez sur le lien "Suivant" en tout petit et non sur le gros bouton.


Si votre enfant a un compte, si vous connaissez le pseudo ou le nom qu'il a utilisé, regardez quels sont ses tweets, abonnements et abonnés. Vous ne verrez pas ses échanges privés, mais cela vous donnera une idée de l'image qu'il veut se donner.

Si par exemple vous voyez cela... inquiétez-vous !
Les Anonymous ont mis en place une opération #OpParis  à laquelle je vous encourage à participer, dans un but purement égoïste : signaler les comptes djihadistes sur lesquels votre enfant pourrait tomber.

Je ne fais pas partie des Anonymous (et même si c'est le cas, je ne le dirais pas...). Derrière le masque se cachent des citoyens, avec leurs travers, des humains qui des fois font des bêtises, des fois non... Pour mieux comprendre, regardez V pour Vendetta. En période de guerre, différencier le bon le mal n'est pas toujours facile. Par exemple, certains comptes sont sans doute utilisés par les services de renseignement. Si votre enfant suit un compte que vous jugez suspect, signalez-le plutôt aux autorités françaises via le numéro vert ou la plateforme Pharos.


L'idée de #OpParis et d'une part de trouver des comptes de djihadistes, soit par des programmes qui utilisent des mots-clé, soit par des signalements d'internautes. Un des aspects de #OpParis consiste à signaler des comptes. D'après CNN, des anciens membres des services de renseignement sont derrière  @CtrlSec, qui publie des listes de cibles (Targeted IS accounts) comme ci-dessus. Il y a des versions en plusieurs langues, comme  @CtrlSec_fr pour le français.


En cliquant sur un lien, on obtient un aperçu du profil, la plupart du temps en arabe.

Si vous avez un doute, comme dans le cas ci-dessus, vous pouvez traduire la page en français. Par exemple, avec Google Chrome (ou Chromium), il suffit d'afficher le menu contextuel en cliquant droit avec la souris.  Ce n'est pas de la littérature, et on obtient souvent un étonnant charabia.

Libre à chacun de juger ! Comme je le disais plus haut, ce sont des humains (et éventuellement des programmes) qui signalent les comptes. 

Ce monsieur est un journaliste, donc le signalement est sans doute une erreur ; à moins qu'il s'agisse d'un compte de l'EI... Mais dans ce cas, le compte a été créé en 2010, alors que Daesh n'existait pas. Pour éviter que des "gentils comptes" soient marqués pour appartenant à ISIS, une liste blanche est gérée par "The Shield", qui centralise les demandes de rectification.

Cependant, pour la plupart des comptes, le doute n'est pas permis, et on trouve des images d'enfants morts, ou des menaces contre la France en cliquant sur "Voir le profil complet".


Pour signaler le compte à Twitter, cliquer sur le petit engrenage en haut à droite et répondez aux questions.



La seule question qui vous demandera un peu de réflexion est celle-là :


Si vous avez vu des menaces directement contre la France, si vous vous sentez visé(e) ou sentez que votre enfant risque d'être manipulé par cet individu, vous pouvez cliquer sur "Moi". Dans ce cas, vous aurez droit à une question supplémentaire (et un email de Twitter qui accuse réception).


Cliquez ensuite sur "Terminé".


A quoi cela sert-il ? En premier lieu, vous vous rendrez compte de ce qui existe sur les réseaux sociaux, et des dangers qui menacent la France, Paris, vos enfants. Ce n'est pas le but de l'opération, mais ce ne sera pas du temps perdu.

Ce matin, au marché des Ulis, des politiques distribuaient des tracts, le sourire aux lèvres. Pour eux, les attaques de Paris, c'est juste une centaine d'électeurs en moins. Votre enfant, Daesh, ils s'en fichent du moment que l'on vote pour eux. Un ancien élu municipal EELV m'a même déclaré qu'il avait "une pêche incroyable depuis une semaine" en voyant tout cet amour, toute cette diversité sur le marché. J'ai essayé de lui expliquer qu'il y avait eu des morts. Il m'a répondu que c'était leur destin. Je suis partie en courant en entendant cela, dégoûtée, écœurée, en larmes...


En tant que citoyens, nous sacrifions nos libertés pendant trois mois avec l'état d'urgence voté par nos députés et sénateurs. Si cela met nos élus dans un état d'euphorie, il est évident que nous ne pouvons compter sur eux pour nous protéger et nous informer.

En tant que parents, nous devons être responsables. C'est à nous de protéger nos enfants, en faisant en sorte que l'EI ne puisse les séduire via les réseaux sociaux et les sites sur lesquels ils surfent habituellement ! Même s'il y a beaucoup d'amour en ce moment, nous ne vivons pas dans un monde de bisounours...




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