Des paroles et des actes...

Hier soir, j'ai écouté d'une oreille distraite la deuxième partie de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2. Il s'agissait d'un débat sur le thème "École, laïcité, intégration, et maintenant ?" Je commenterai dans un prochain billet, pour l'instant, voilà juste la retranscription.

Alain Finkielkraut, philosophe (à propos des personnes qui jugent la mesure contre le port de voile sexiste ou raciste).
2h07 : Il faudrait leur demander si oui ou non, c'est à l'islam de s'adapter aux lois de la république, ou si c'est à la république de se soumettre aux exigences de l'islam. 


 Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale 
2h17 : "Tous les discours sur la démission des parents, j'ai un peu de mal. La seule réalité que je constate, moi, c'est qu'il y a des parents qui n'ont pas les codes de l'école. Et ça c'est une exigence de l'école de faire en sorte d'ouvrir les codes, en effet, pour faire en sorte que tous les parents les partagent et sachent comment faire le mieux possible réussir leur enfant."

Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géographie (92)
2h20 : "L'école de la république a été là pour intégrer en une génération tous ces enfants. Elle a su le faire en son temps, parce qu'elle était dans cette rigueur bienveillante. La république a aussi appris le français à ces paysans bretons ou bourguignons. [La rigueur] passe par la maîtrise de la langue française, de ses nuances, 
En ZEP ou pas en ZEP, je n'ai jamais abandonné d'enseigner les philosophes des lumières en cours 4ième, ou n'importe quel texte qui peut être difficile à appréhender.Je n'abandonnerai jamais. Mais je suis navrée, on ne l'enseigne pas de la même façon dans une ZEP, avec des élèves qui ont des difficultés avec la langue, qu'avec des élèves qui ont une maîtrise de la langue qui est meilleure. "

David Pujadas :
Mais l'école enseigne le français, du moins en théorie à ses élèves...

Xavier Lemoine, maire UMP-PCD de Montfermeil.
"Le niveau de compréhension de nos jeunes dans certains quartiers est dramatique. On laisse faire en élémentaire parce qu'il y a passage de classe et c'est au moment du collège que c'est le drame. Ca commence par l’absentéisme, le décrochage et la délinquance [..] Est-ce qu'on a le droit de dire qu'il y a un enseignement particulier ?".

 Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale 
On est censé discuter autour des mesures qui ont été adoptées ce matin. Tout le monde n'en n'a peut-être pas pris connaissance, mais il y a le renforcement de l'apprentissage du français. Je considère en effet que c'est un sujet majeur. 

Alain Finkielkraut, philosophe
2h25 : Le redoublement est interdit. Cette sollicitude, cet amour, consiste à aligner nécessairement le niveau des meilleurs sur celui des plus faibles, précisément pour ne pas les laisser au bord du chemin. Donc le niveau général, dans toutes les classes, s'effondre et c'est une situation qui nous a menés au désastre. Ce désastre n'a pas pour seule raison le nouveau public scolaire, même si c'est un problème. De ce désastre, il faut sortir aujourd'hui. [..] L'école manque aujourd'hui singulièrement de rigueur.

Laurence de Cock, professeure d'histoire-géographie (92)
Oui, on a parfois des difficultés à enseigner un texte de Voltaire, à enseigner un texte de Diderot, et on a des outils. Ça ne s'appelle pas de la démagogie, c'est de la pédagogie. Et on en brade pas les savoirs. Vous ânonnez cela depuis les années 80. C'est faux. Les professeurs font leur métier. Il y en a qui ont des difficultés. Les jeunes enseignants ont des difficultés, c'est vrai [..] mais nous ne sommes pas dans une situation de désastre.

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