Un printemps à Nigelle

Jean-Louis Trudel est un auteur bien connu du milieu de la science-fiction, mais cela ne l'a pas empêché d'exprimer son talent dans d'autres domaines, pour d'autres publics. Par exemple en 1997 sortait "un printemps à Nigelle", un roman dans la catégorie "mystère" et destiné à la jeunesse.


Ca commence un peu comme une histoire du club des cinq. Le père de Cyrielle et Vincent vient d'hériter d'une maison en Normandie, à Nigelle. Ils y vont en vacances et se retrouvent avec un château, où un vol est commis, puis on apprend l'existence de sous-terrains et d'un hypothétique trésor caché dont parle la rumeur.



Comme dans "le club des cinq", on s'étonne que des enquêteurs en herbe n'utilisent pas de téléphone portable et soient obliger de courir dans une maison voisine ou à la gendarmerie pour prévenir d'un danger. Mais s'il y avait eu des portables dans un roman écrit en 1997, ça aurait été de la science-fiction.

Très vite l'enquête se porte sur la période de la seconde guerre mondiale. En 1940, la Tour St George du château St Johan servait de poste d'observation aux allemands. Les enfants sont aidés dans leur quête de la vérité par deux résistants, le professeur Jousset et son vieil ami Léon Bourgougnoux. Mais leur passé est-il si glorieux ?


Ce roman destiné à la jeunesse est bien documenté. Il met en avant les non-dits, les interrogations, les suspicions qui règnent encore dans pas mal de villages français. C'est une petite leçon d'histoire où des enfants venus en touristes, comme des adultes s'interrogent sur une période trouble, bien plus mystérieuse par certains côtés que les fantômes et autres revenants.

Merci pour cet agréable moment de lecture !

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