Mimosa

J'ai pris énormément de plaisir à lire Mimosa, un polar sous fond de guerre des gangs mêlant une quête philosophique. Le personnage principal, Tessa, est à la recherche de sa véritable identité, au point de se demander si elle n'est pas celle que son agence de détectives recherche. Dans le monde de Vincent Gessler, quand on tue un criminel, il faut aussi viser la cuve duquel son clone et les suivants pourraient sortir. C'est compliqué l'immortalité !

Quand on a des clones, des jumelles qui nous vénèrent comme "l'originale", que notre mère possessive est une IA, la question de l'identité devient véritablement complexe ! Surtout quand on ne sait pas quels sont les vrais souvenirs et ceux qui ont été reconstruits !

Le roman est construit comme un film. D'ailleurs, il n'y a qu'à consulter les annexes avec interview des personnages par l'auteur et scènes coupées au montage ! C'est du gros délire... Est-ce ça l'avenir du livre papier, à savoir une version numérique ressemblant à s'y méprendre à un DVD ! Il ne manquerait plus que les bandes annonces au début et le choix de la langue, des sous-titres, etc...


On trouve également énormément d'humour avant les annexes. La plupart des personnages sont des sosies d'acteurs célèbres. On a par exemple Luc Besson, qui après une attaque
se retrouve à l'asile avec la mentalité d'un bambin de 5 ans. On a aussi une troupe de sosies de Mickael Jackson qui se battent au son de Billy Jeans mais abandonnent finalement la chorégraphie jugée peu efficace contre l'ennemi.

Le seul problème de ce film DVD sur papier, c'est le manque de chapitre. Ce fut un peu perturbant pour la lectrice que je suis, habituée à fermer un roman à la fin d'un chapitre pour reprendre une activité normal ou plonger dans les bras de Morphée. Par exemple en bas de la page 232 commence un évènement important pour la suite de l'action, alors qu'en haut de la même page il y avait peu d'action.

Cela dit, les intermèdes musicaux peuvent servir de coupure. Pour reprendre une analogie cinématographique, la bande son fonctionne parfaitement. Quel plaisir d'avoir "Sweet Dreams" d'Eurythmics dans les neurones tout au long des rebondissements de cette enquête policière et philosophique !

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