31 décembre 2010

De 2010 à 2011

Le changement d'année ne correspond à rien d'un point de vue astronomique. D'un point de vue humain, sociologique, c'est autre chose.

C'est le moment de regarder le passé. Hier, j'ai trié les photos publiées sur Facebook, en supprimant tous les albums mais en ne gardant que celles qui ont généré des commentaires ou des "J'aime". Je les ai rassemblées dans un nouvel album et je les ai utilisées pour la carte ci-dessous :


2010 avait bien mal commencé avec l'expulsion d'Achraf. Le 14 juillet fut humide à l'image de la France, souvent bien triste. J'ai découvert un grand monsieur, Stéphane Hessel, qui ressemble à un arbre, une valeur sure à laquelle se fier dans les intempéries.


Les vœux de Stéphane Hessel pour 2011 sur Mediapart
envoyé par Mediapart. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

2010 fut aussi contrastée au niveau des droits de l'homme. D'un côté, il y a eu la manifestation contre la xénophobie d'Etat, où l'on a chanté "Les p'tits papiers". L'UNICEF aussi a eu la bonne idée de faire chanter les jeunes peu après que ceux-ci ait terrorisé la France en manifestant contre la réforme des retraites.


Ce fut aussi l'année de la biodiversité, . Certains ont compris qu'il fallait respecter la nature. Un tout petit volcan, Eyjafoll, a arrêté le trafic aérien, tandis que quelques centimètres de neige ont créé une belle pagaille en région parisienne.

Au niveau scientifique, 2010 ne sera pas l'année où l'on aura trouvé un signal extraterrestre. On a fêté les 50 ans et à cette occasion, il y a eu des écoutes à Nançay. Un grand merci à Futura-Science pour la carte-blanche.

Au niveau informatique, 2010 c'est l'explosion des réseaux sociaux, et peut-être la fin de la messagerie électronique classique. Je ne prends plus le temps de répondre à certains messages que je survole un peu comme je lirai une page web. Nos cerveaux deviennent-ils formatés au point de n'assimiler que des gazouillis de quelques lignes auxquels on répond aussi par quelques mots ?

Léonard de Vinci a dit :
Qui pense peu, se trompe beaucoup.

Nous nous sommes sans doute beaucoup trompés en 2010 ! Pourvu que ça change en 2011 !

18 décembre 2010

Saveurs d'hiver enneigées

A l'heure où le FN joue la carte de l'islamophobie et ou l'UMP en profite pour ressortir le débat sur l'identité nationale, quel plaisir de retrouver son identité Ulissienne, celle que partagent tous les enfants ayant grandi ici à travers d'une journée pas comme les autres.

Tout a commencé par un spectacle, gratuit, enfin presque, puisqu'il fallait apporter une confiserie de Noël.  Sur un grand écran, on voyait des animations. Deux comédiens sur scène faisaient le bruitage !

Ah que j'aimerais pouvoir imiter le ver de terre ! Les tout petits comme les adultes y ont trouvé leur compte.  Une fois sortis du théâtre, les enfants se voient offrir papillotes, clémentines, crêpes, etc... par les associations de la ville, tandis que les parents apprécient le vin chaud ou les marrons.
Il y avait même du gloubiboulga !


Au delà de cet univers enchanteur en plein coeur de la ville, le souvenir le plus marquant de "Saveurs d'Hiver", celui qui ne s'oublie pas avec les années, c'est sans doute le feu d'artifice. Cette année, il s'est déroulé sous une tempête de neige, l'année dernière les enfants faisaient de la luge dans le parc en le regardant... Attendre la lumière devant un thermomètre qui affiche entre -2 et 2°C, que du bonheur !

C'est mieux que la fête des lumières à Lyon, car il n'y a pas de côté religieux. On fête l'hiver et les bonnes choses qu'il apporte. Il est vrai que plusieurs fois ces dernières semaines, j'ai entendu que Noël c'était avant tout commercial, et pas religieux du tout.

L'auteur de science-fiction Neil Gaiman, raconte qu'il voulait un sapin quand il était petit et que ses parents, juifs, lui refusaient. Ma fille est rentrée un soir d'école en fredonnant "Silent Night". Je lui ai demandé où elle avait appris ça, en lui disant que j'avais appris la version française, "Douce nuit" au catéchisme. Elle me répond "à l'école, pendant les leçons d'anglais".



Cela fait-il partie de la culture anglo-saxonne ? Est-ce une entaille à la laïcité ?
Je me suis dit que j'attendrai avant de mettre un mot à l'enseignante, que globalement, c'était plutôt bien que ma fille connaisse "Silent Night", même si "Jingle Bells" aurait été plus approprié.

Allait-elle leur traduire le second couplet ?

Heavenly hosts sing Alleluia!
Christ, the Saviour is born


Les hôtes célestes chantent Alleluia
Christ, le sauveur est né.

Allait-elle leur expliquer le concept de Virgin Mother du premier couplet ?

Finalement, ils n'ont appris que le premier couplet, et sans avoir la traduction des paroles. Il faut préserver l'innocence de ces chers petits anges !

11 décembre 2010

Quelle pagaille !

Hortefeux l'a dit à 17h le 8 novembre "Il n'y a pas de pagaille".



Le mot pagaille est à la mode ces derniers temps. De brillantes comédiennes l'ont prononcé trois fois cette après-midi, alors que ce n'était pas dans le texte !


Mais qu'importe la pagaille, le choix des bêtes a été de sauver l'humanité. En tous cas, quel beau spectacle à la MPT de Courdimanche !

Notre premier ministre a déclaré que la pagaille était due à Météo-France. Non seulement il y avait une alerte orange, mais il suffisait de regarder par la fenêtre dès la fin de matinée pour voir des flocons en pagaille.

Hier matin (soit 48 heures plus tard), la pagaille était encore présente sur le plateau de Saclay. Les bus s'arrêtaient au rond-point de Corbeville, le reste n'ayant pas été déneigé...

Le PCRI, qui doit accueillir les premiers laboratoires ayant accepté de se déplacer sur le plateau n'est pas très accessible, sans parler de la pagaille causée par divers problèmes techniques depuis plusieurs mois.


Bon, la pagaille sur cette route s'explique. Appartient-elle à Gif ? à Orsay ? En tous cas ni l'une ni l'autre des communes ne fait quoique ce soit pour la déneiger.

 On voit encore des traces de la pagaille. Vers Le guichet, il y a même une voiture plantée dans le fossé.

Le résultat est que les bus ne passent pas, alors que les routes appartenant à l'université sont dégagées.

 C'est sans doute à cause de ce reste de pagaille que nous n'étions qu'une dizaine de personnes à l'A.G. concernant les statuts de la future Fondation du Campus de Saclay (FCS). Depuis que ceux-ci ont été refusés par l'Université Paris-Sud, c'est la pagaille... Cette excellente Lettre de cadrage pour une success story des Universités résumé avec humour les inquiétudes de tous. Si ce billet parle de pagaille, beaucoup de documents qui circulent dans les milieux scientifiques utilisent le mot excellence à chaque ligne.

Quelle surprise cependant de découvrir lors de cette A.G. que Sarkozy a utilisé le mot pagaille le 24 septembre dernier :
Nous allons également reconfigurer la fondation DigiteoTriangle de la Physique pour qu'elle devienne l'institution où se détermineront les projets scientifiques communs à tous les établissements du plateau. Elle sera l'unique porteur des projets qui seront déposés ici au titre du grand emprunt. C'est elle qui déterminera la politique scientifique présidant à l'aménagement du plateau. Elle sera dotée d'un conseil d'administration resserré et pourra héberger d'autres fondations. C'est clair. Ce n'est pas la pagaille. Jusqu'à présent vous avez décidé dans le consensus le plus total. Félicitations. Mais cela va devenir de plus en plus difficile. Donc la bonne règle, c'est de décider à la majorité.
Des décisions seront prises à la majorité de 124 voix, l'université représentant 11 voix et le CNRS 7 voix... ParisTech, à savoir les 12 écoles d'ingénieurs auront 26 voix.Voilà qui laisse présager une belle pagaille.

En attendant les décrets tombent. On découvrait le 8 décembre que l'Elysée voulait réduire les organismes de recherche. Pourquoi cette précipitation ? Cela préfigure-t-il une annonce ? Enfin, on est rassurés. Quand Hortefeux déclare "Il n'y a pas de pagaille", Sarkozy reconnaît "Ce n'est pas la pagaille".. mais fait tout pour que ça change.

09 décembre 2010

Une superbe initiative

Pour un enfant, ce n'est pas très gai de passer Noël à l'hôpital… :-(

Voilà une vidéo qui explique comment on peut les couvrir de joujoux (et de mots doux), simplement en votant pour leur hôpital, sur le site "Noël MAGIQUE à l'hôpital".

Voilà : c'est gratuit, c'est Noël, et c'est (vraiment) utile. Alors moi, j'ai choisi d'apporter un peu de baume au cœur dans le CHU de Dijon.

Merci de regarder la vidéo et de voter pour les enfants de leur service pédiatrique !



Votez pour un Noël MAGIQUE à mon hôpital* (CHU de Dijon)


Pour voter, cliquez sur la vidéo ou sur ce lien : www.messages-de-noel.net

02 décembre 2010

Allo tu m'entends ?

Aujourd'hui, LOFAR aurait dû être inauguré à Nançay. Les conditions météo en ont décidé autrement.

Avec le recul, je suis impressionnée par l'impact du dossier SETI de Futura-Sciences.

Celui-ci m'a valu d'être invitée sur la Radio-Suisse-Romande pour parler des 50 ans de SETI, dans l'émission Impatience diffusée le 25 novembre 2010. Il y a une station Argus en Suisse, mais apparemment la radio tenait à entendre quelqu'un de francophone.

Quel honneur de participer à la même émission qu'André Brahic ! Je me souviens comment, enfant, j'écoutais ses descriptions passionnées des anneaux de Saturne.

Je ne connaissais pas la Chanson de Dalida diffusée en fin d'émission.



L'enregistrement a eu lieu le vendredi 19 dans les studios parisiens de la radio. Les questions de Bastien Confino étaient intéressantes et l'entretien est passé très vite. J'ai regretté d'avoir bafouillé, d'avoir dit quelques bêtises, qui heureusement n'ont pas été diffusées dans l'émission. Dur, dur de partager son temps de cerveau disponible entre informatique, SETI, droits de l'enfant et conflits entre parents d'élèves !

J'avais pris ma journée. J'en ai profité pour visiter l'exposition "Science et fiction" à la Cité des Sciences.

J'ai été impressionnée par la qualité des maquettes de vaisseaux spatiaux !


Le manuscrit d'un livre de Stefan Wull, m'a replongée à l'époque où je découvrais Nôo, l'Orphelin de Perdide, etc...


Outre l'univers très agréable dans lequel on navigue (on croise même Spoke), c'était drôle de croiser autant d'extraterrestres plus grands que nature après avoir parlé de SETI !

En attendant, on vient de découvrir qu'une bactérie pouvait survivre dans l'Arsenic.



La vie se développe vraiment chaque fois qu'elle le peut, même dans des conditions inimaginables ! Y'a de l'espoir !