Dark Vador, Charlie et Freud

Hier, je suis allée dans un grande galerie marchande acheter des Sushi et des boîtes archives. J'ai fait un détour vers le rayon librairie pour regarder s'ils avaient la "Nuit des temps" de Bordage. Je suis n'ai vu qu'un poche des frères Bognadov, puis un peu plus loin, je suis tombée sur ce petit livre "L'inconscient expliqué à mon petit fils" d'Elisabeth Roudinesco. 




J'avais dû lire, il y a longtemps, un de ses ouvrages sur Jacques Lacan, sans doute prêté par Joseph Sigward, auteur de l'étonnant Papa, c'est quoi la psychanalyse" ?



Le vocabulaire employé par Elisabeth Roudinesco m'a paru extrêmement simplifié, un peu comme si elle s'adressait à un très jeune enfant. Puis, on découvre que le petit-fils a 16 ans, qu'elle lui parle de Descartes qui sépare le rationnel "Cogito Ergo Sum", de l'irrationnel, puis de l'âme de Platon, avant d'amener Freud avec le ça, le moi, le sur-moi en l'introduisant avec le film Titanic.

Outre les nombreuses références cinématographiques, il y est question des "songes d'une nuit d'été" de Shakespeare ou du tableau "La nef des fous" de Jérôme Bosch, pour introduire ce voyage en dehors de la conscience.


En répondant à des questions simples de son petit fils, avec des références à portée de la plupart des ados, l'auteur explique en quoi le psychiatre est différent du prêtre : 
"il ne règne pas sur des insensés, car pour lui, on ne peut être qu'aliéné". 
Plus loin, elle répond à une question sur les psychologues en précisant :  
" Contrairement aux sorciers et aux prêtres, les psychiatres et les psychologues sont les rois de la raison : ils veulent que le subconscient soit dominé par la raison et la conscience."
Éminemment laïc, ce petit ouvrage brille par son humanisme. En cette période où fanatiques religieux et politiques se chamaillent sur des tenues de plage, ça fait du bien !


Elisabeth Roudinesco évoque également Charlie Hebdo avec Cavanna qui a adapté "Der Struwwelpeter" (Crasse Tignasse), mais surtout en expliquant la différence entre un fou criminel et un criminel. Elle range les terroristes qui ont tué ses amis de Charlie Hebdo :
"Parmi les assassins fanatiques qui défendent des théories criminelles délirantes dont ils sont conscients. Ce ne sont pas des fous, même s'ils en ont l'air. Ils ne relèvent pas de la maladie mentale. Ils sont parfaitement conscients de leurs actes.".
L'ouvrage se termine en apothéose avec Star Wars, la lutte contre le côté obscur de l'inconscient, ses pulsions, etc... et surtout l'aspect œdipien : les jumeaux, séparés de leur père, mais qui le retrouvent pour le tuer... 

Cet entretien entre une psychanalyste de renom et son petit fils m'a fait du bien en cette période où des fous religieux essaient de nous faire prendre des messies pour des lanternes (La vie de Brian - Monty Python). Il se dévore littéralement et est à mettre entre toutes les mains, dès que l'enfant sait qu'il a un inconscient. 



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