Renseignement et canard vivant

Sur le site web de la CNIL, on trouve des fiches intéressantes, comme par exemple "Rechercher une information sur un responsable de site".

Pour l'étude Nutrinet Santé, il y a un avertissement légal tout en bas du site. Aujourd'hui, le canard de Robert Lamoureux est toujours vivant, malgré deux demandes de fermeture de mon compte via le formulaire prévu pour cela.


J'ai donc pris ma plume (de canard) pour rédiger une demande légale :

UREN
Centre de Recherche en Nutrition Humaine
Ile-de-France
UFR SMBH Paris 13 74 rue Marcel Cachin
93017 Bobigny


Conformément à la loi 78-17 du 06 janvier 1978 relative à l’Informatique, aux Fichiers et aux Libertés, modifiée par la loi n°94-548 du 1er juillet 1994, relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé, je vous prie de supprimer les données me concernant sur les sites du domaine etude-nutrinet-sante.fr

Je refuse que les chercheurs de l’étude NutriNet-Santé aient accès à des données médico-administratives me concernant issues de la base de données du Système national d’information inter régimes de l’assurance maladie (SNIIRAM), et retire le consentement donné le 14/09/2013, comme la loi m'y autorise.

L'avertissement légal donne aussi le nom de l'hébergeur :
Orange Business Services
6 place d'Alleray
75505 Paris cedex 15

Avec le projet de loi sur le renseignement, actuellement en discussion au Sénat, les données enregistrées par les scientifiques de Nutrinet-Santé sont donc potentiellement à disposition des services de renseignement. Ces données concernent des informations que je n'ai aucune envie de communiquer, comme mon poids, mais qui ne doit pas intéresser beaucoup de gens, 

Elles indiquent aussi quels produits je consomme, ce qui peut intéresser les commerciaux. Loin de moi, l'idée que Mossanto, Coca Cola ou Nestlé seraient prêts à payer des barbouzes pour récupérer ces informations !

Le bug informatique est passé du statut d'imprévu à sévère, sur le site de l'association, alors que le site de l'étude n'en parle pas.



Quand les algorithmes des "boîtes noires" seront piratées ou subiront un bug informatique sévère, les nutrinautes et autres gentils volontaires n'auront que leurs larmes pour regretter d'avoir fourni des données dans le cadre d'un projet scientifique qu'ils pensaient indépendant...




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