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Sans cliché ou cent clichés de la banlieue ? Il y a un sacré paradoxe dans ces photos ! Peut-on parler de discrimination sans faire de discrimination, c'est-à-dire sans cataloguer les personnes à cause de leur âge, de leur coiffure, de leur couleur de peau ?





On voit que les jeunes posent et donc ne "vivent pas ensemble". Peut-être aurait-il été préférable d'afficher une photo de classe ? Celle du conseil des jeunes ou des adhérents de n'importe quelle association. Il y aurait eu plus de diversité sur le même cliché.

Il y a un certain malaise, justement à cause du manque de naturel, de spontanéité. Ces beaux portraits montrent surtout l'oeil du photographe, ou des politiques qui sont derrière.

Par exemple, en Bresse, les grands parents apprennent à leurs petits enfants à jouer à la pétanque. Un tournois de pétanque rassemblera forcément toutes les générations. Le photographe mitraillera les vainqueurs ou ciblera le geste de celui qui pointe ou qui tire, mais jamais le rapprochement inter-générationnel.


Quel est l'objectif derrière ces banderoles ? J'ai été choquée de reconnaître certaines personnes qui font que la vie au collège Aimé Césaire n'est pas un long fleuve tranquille.

Peut-être que dorénavant il n'y aura plus de discriminations dans les toilettes des filles... On pourra y entrer sans se faire tabasser même si on n'est ni en quatrième, ni en troisième, et que l'on n'a pas un haut chignon sur la tête ou un T-shirt Hello Kitty...

Peut-être que dorénavant certains propos tels que "je suis une femme qui ne parle pas à celles qui sont trop petites" ne seront plus prononcés par une collégienne aux longs cheveux noirs en photo dans le prospectus de Festi'Cité ?

Si la photo est bonne, Festi'Cité aura au moins permis à des jeunes de ne plus être auteurs de discrimination.


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