La maison d'Honoré

J'ai trouvé la maison d'Honoré ! C'est là qu'il a trouvé refuge, sous le pseudonyme de monsieur de Breugnol. Je l'ai visitée mercredi dernier. On n'a pas l'impression d'être en plein Paris, mais plutôt dans une campagne pas loin de Chazelles sur Lyon. On entend même des oiseaux chanter depuis les toilettes.




Dans cette maison, on y découvre la généalogie de quelques 1000 personnages de la Comédie humaine et l'impressionnante collection de plaques typographiques de Charles Huard.

A travers les manuscrits, les citations, on découvre l'auteur, Honoré de Balzac, travailleur acharné. 

Il me semble avoir étudié le père Goriot pendant ma scolarité. Peut-être en première ? Ces citations ne m'avaient pas marquée. Je manquais sans doute de maturité.
« Les pères doivent toujours donner pour être heureux. Donner toujours, c'est ce qui fait qu'on est père. »
« Il existe deux sortes d'hommes. Ceux qui combattent leur père et ceux qui cherchent toute leur vie à le remplacer. »
« Un homme qui se vante de ne jamais changer d'opinion est un homme qui se charge d'aller toujours en ligne droite, un niais qui croit à l'infaillibilité. Il n'y a pas de principes, il n'y a que des événements ; il n'y a pas de lois, il n'y a que des circonstances : l'homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S'il y avait des principes et des lois fixes, les peuples n'en changeraient pas comme nous changeons de chemises. »

En tous cas, cette maison où Honoré de Balzac, poursuivi par ses créanciers, trouva refuge en octobre 1840 vaut vraiment le détour !

Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n'en connaîtrez jamais la profondeur. Parcourez-le, décrivez-le : quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à le décrire ; quelques nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s'y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d'inouï, oublié par les plongeurs littéraires.

Le Père Goriot,
dans La Comédie humaine, III (1835), Honoré de Balzac, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1976, p. 50

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