30 juillet 2011

Vive la Bresse Libre !

Hier soir, à l'heure où #mesparentssont apparaissait dans les tendances sur Twitter, Jo m'a envoyé ce mot d'esprit.

Est-il vrai que le chapon nippon pond ? Celui de Bresse, non mais il réclame la liberté de la Bresse. Vive la Bresse libre... mais rien ne presse !



Cela m'a rappelé (les rats pelés n'ont pas de poil, comme dirait Jo) que j'avais promis de rédiger une petite critique du livre d'Olivier Gauthier : une résistance française en Bresse et en Bourguogne. Ce point de vue n'est pas neutre, car j'ai eu les mêmes enseignants qu'Olivier à Saint-Germain du Bois et au lycée Henry Vincenot de Louhans. C'est avec plaisir que nous nous sommes retrouvés au banquet des conscrits en février dernier.


Tout au long de la lecture, je me suis mise à la place de l'auteur. Je ressentais aussi ce besoin de retour vers le passé, mais je n'aurais jamais eu cette passion pour aller chercher dans les archives de Saône et Loire ou interroger les anciens résistants.

Olivier dédicace ce livre à ses enfants. J'ai aussi éprouvé ce besoin de raconter à ma fille ce qui s'était passé, sans attendre que cela soit aux programmes de l'éducation nationale (vers le CM2 je crois).
Dès le plus jeune âge nous traitions de collabos les copains qui osaient rapporter à la maîtresse. Je me suis demandé à quel âge j'ai découvert/compris ce qui s'était passé entre 39 et 45. Ai-je toujours su ? Mes grands-parents racontaient des anecdotes, toujours les mêmes et avaient peur des allemands. Même quand je suis partie en stage en Allemagne 1994/95 ma grand-mère était angoissée. Mais au fond, on était trop petits pour poser de vraies questions ou briser les tabous.


A Saint-Germain-du-Bois, l'école s'appelle "groupe Claude Forêt" (cf chapitre 29), en hommage au directeur d'école blessé lors d'un combat le 29 juin 1944 et qui décèdera le 16 juillet. Je ne doute pas un seul instant que des enseignants nous aient dit pourquoi l'école s'appelle comme ça, mais j'ai oublié. On a sans doute d'autres préoccupations à l'école primaire que de se souvenir des actes héroïques d'un instituteur pendant la guerre.


Qu'il s'agisse de la scierie Truchot, de la gare de Devrouze ou du pont de l'Etalet, j'ai adoré lire des histoires vivantes et pouvoir associer un passé à des lieux que j'ai toujours connus. Le récit chronologique est rempli d'anecdotes. Beaucoup d'évènements sont racontés avec une précision quasi scientifique. Il arrive que l'heure soit donnée.
Par exemple, l'école de Frangy-en-Bresse s'appelle "Marcel Dandelot". On apprend qu'il en était le directeur lorsqu'il a été arrêté devant ses élèves le 22 octobre 1943 en fin d'après-midi, suite à une dénonciation (chapitre 17). Il est mort en détention à Montluc et on l'a appris à Frangy le 4 décembre 1943. Olivier cite les propos de Robert Fichet, figure de la résistance bressanne :
Quoi qu'il en soit, il est certain qu'il ne parla jamais, car après sa mort, aucune arrestation nouvelle ne fut réalisée dans les groupes locaux de la résistance.

Après la lecture de ce livre qui relate les terribles évènements de Mervans, je me suis demandée pourquoi l'école de ce village s'appelait Lucie Aubrac.

J'ai vérifié qu'il existait bien une "rue Saint-Germain" à Pontpierre en Mozelle et une "rue de Mervans à Faulquemont", mais je n'ai pas trouvé de "rue de Frangy" à Vahl-lès-Faulquemont.


J'ai vraiment appris beaucoup de choses en lisant ce livre,  qui s'achève de manière souriante avec la libération de la Bresse. Il fourmille d'anecdotes, par exemple en mentionnant ce message diffusé par la radio de Londres pour annoncer un parachutage pour les groupes de résistants dans le louhannais :
La grammaire endort les écoliers. Je répète, la grammaire endort les écoliers.
Je crois que si l'on m'avait raconté ça à l'école, je m'en serais souvenue aussi bien que des sanglots longs des violons de l'automne. Mais peut-être faut-il du recul pour reconstruire le puzzle, écrire un récit qui a du sens, qui ne soit pas sujet à des non-dits ? Olivier rend hommage aux S.O.E., les services secrets britanniques et explique qu'il a fallut attendre 2004 pour que le livre de Michaël R.D. Foot "SOE in France" soit publié dans l'hexagone. 


Avec cet ouvrage, notre passé est entre nos mains. Cela m'a permis de parler de cette époque avec ma grand-mère (88 ans), mais d'une manière différente.

- Et il parle du moulin de Visargeant ?
- Je ne sais pas, je n'ai pas tout lu encore...
(..)
- Mais si, le pharmacien de St Germain a été abattu !
- D'après Olivier, le pharmacien a été touché mais a survécu.


Si j'ai tout lu, il faudra sans doute que je le relise tôt ou tard. Il y a tellement d'informations que je n'ai pas tout retenu. J'espère que personne ne m'en voudra d'avoir révélé dans ce billet quelques passages qui m'ont marquée. Le livre ne se résume pas à cela. Le travail documentaire a dû être titanesque. Bravo !

Si le temps permet de reconstruire certains événements, malheureusement il en efface d'autres. Par exemple aucun train ne s'arrête plus à la gare de Saint-Germain-du-Bois/Devrouze, où de nombreux actes de résistance ont eu lieu. Notre patrimoine est souvent là où l'on ne l'attend pas. Merci Olivier d'avoir redonné vie à tous ces lieux.

25 juillet 2011

Auf Wierdersehen Thomas !

Thomas Gretener était agriculteur à Frangy-en-Bresse. J'ai appris son décès ce matin sur le site du JSL. Je suis restée sans voix pendant plusieurs minutes.

J'ai repensé à ce cri de colère d'un père de famille français au Japon le 15 juin 2011, 3 mois après l'accident de Fukushima.

Un fermier s'est suiccidé samedi dans son étable. Il a écrit des mots sur les murs, comme "j'aurais préféré qu'il n'y ait pas un powerplant". D'autres phrases étaient adressées à d'autres fermiers. Il leur disait "Gardez le courage, ne tombez pas comme moi..."

Du courage, lui et sa femme Christine n'en n'ont pas manqué pourtant, pour reprendre une ferme en Bresse. Pionniers, ils ont vendus des produits bio, vendant directement à la ferme. Récemment, ils ont participé à un Rallye Bio.


Ils organisaient régulièrement des festivités. En Août 2009, j'avais été conviée à une fête organisée entre voisins qu'il accueilli chez lui. Cela restera un bon souvenir et m'aura permis de discuter avec des gens de Frangy, de Gif sur Yvette (si, si...) ou de Suisse.




Alors que vue de Sirius, l'exploitation BioGretener semble être un exemple de ce qu'il faut faire en Bresse, ce départ en pleine fête surprend, interroge, attriste. Quelque chose ne tourne pas rond sur cette planète...

A sa femme Christine, à leurs trois enfants, je présente mes sincères condoléances.

23 juillet 2011

Dogon 2.0

Entrée du musée

Le 9 juillet, j'ai visité l'exposition "Dogon" au Musée du Quai Branly. A l'instar des touristes ou simples passants, je me suis arrêtée devant la façade réalisée par Patrick Blanc. Quel magnifique tableau dans lequel on pourrait chercher le haricot magique de Jack !


Masque Maison

masque maison


Les dogons m'intriguent depuis que j'ai assisté à une "conférence dansée" en 2008 à la Maison Pour Tous des Amonts aux Ulis, où la conférencière a parlé de Planète Orion. La scientifique que je suis a hésité à interrompre l'artiste pour dire qu'Orion était une constellation et non une planète.

Quelques mois plus tard, j'ai eu la chance d'assister à la projection du film Sirius étoile dogon à l'université d'Orsay, suivi d'un débat qui se révéla passionnant avec l'astrophysicien JM Bonnet Bidaud. On peut voir quelques extraits du film dans l'article Sirius, nombril du monde de Régis Poulet, en particulier celui où il est question du lever héliaque de l'étoile Sirius, c'est-à-dire le jour où l'étoile se lève en même temps que le soleil.

Je suis donc allée sans guide, ni lecture préalable dans le but de chercher Sirius. Je m'attendais un peu à un panneau qui parlerait des connaissances astronomiques des dogons. Je n'ai pas trouvé.

les jumeaux

Etait-ce idiot de rechercher de la science dans une telle exposition ? Sans doute aurai-je dû mieux préparer ma visite, par exemple en relisant le Yasigui et le renard pâle. Ces jumeaux, cela pourrait être Sirius A et B. Mais pourquoi ?

Sans doute aurai-je aussi dû rechercher les avis de l'exposition sur le net avant, comme ce cri des chercheurs dont les articles ont été coupés, censurés dans une revue vendue à la librairie à la sortie de l'exposition. Le web 2.0 permet à chacun de s'exprimer sur un sujet. Que trouve-t-on sur cette exposition ?
Article Réactions j'aime
Des chercheurs contre les pratiques éditoriales de Télérama 54 619
Dogon : Télérama répond 20

Les statues Dogon au Quai Branly, sans complexe
2 170
Dogon* 3
Le saisissement « Dogon » au musée du quai Branly 35
On trouve beaucoup de critiques dans les commentaires. Les billets qui ne font que présenter l'exposition et ne parlent que de l'aspect artistique ne soulèvent pas de réaction. C'est assez amusant de voir que le droit de réponse de Télérama n'a soulevé aucun clic sur facebook "J'aime" alors que la réaction des chercheurs a eu beaucoup de succès. Quelques commentaires reprochent le manque de pédagogie.

Interrogation devant l'exposition

Faut-il alors en déduire que l'art 2.0 se doit d'être scientifique ?



Masques

Cet article a été recopié de mon blog sur ArtScienceFactory, histoire de voir si les réactions sont les mêmes entre les habitués de ce blog, et ceux du monde Art & Science.

22 juillet 2011

Pierre et la maison hantée

Il était une fois une famille, Madame Dupont, Monsieur Dupont et Pierre Dupont, le fils. Ils revenaient d'un camping. Ils trouvèrent la barrière de leur manoir grande ouverte.

Monsieur Dupont s'est dit :
Oh bizarre, on l'avait bien fermée. Pourtant, elle est ouverte !

La famille est rentrée et ils ont bien fermé la porte. Ils sont allés se coucher. Et là, ils entendirent une voix qui chuchotait "Pierre, Pierre, Pierre..."

Pierre s'est dit : "Mais quelqu'un m'en veut ! J'ai dû faire une bêtise !"
Les parents ont été très choqués d'entendre le nom de leur fils. Ils étaient aussi inquiets.

Comme il y avait du bruit dans la salle à manger, Pierre alla voir. Il retrouva la tête de sa mère coupée. Pierre se dit "Bon alors, je vais sortir". Mais il avait oublié son père. Il vit des petits signaux en morse qui venaient de chez les voisins.
Ils disaient "Pierre vient, ta famille est en danger !".

Pierre est venu chez les voisins. Ils ont tous été contents de savoir que Pierre était en vie. Madame Duchmol, la voisine, lui a demandé ce qui s'était passé. Il a récité que ça faisait du bruit dans la salle à manger, alors il est allé voir et il a retrouvé la tête de sa mère coupée.

Les voisins ont dit "Nous savons que ton père est encore en vie, mais il va falloir que tu le protèges."
- Mais qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour protéger mon père ?
- C'est tout simple, il faut juste que tu sonnes l'alarme qui est à côté de la porte pour que ton père se réveille. Pour lui transmettre un message, appuie sur les lettres qu'il faut."



Pierre a couru, il a appuyé sur les lettres. Il a fait tout ce que les voisins lui ont dit.
Le message disait "Viens il y a des fantômes. Va chez les voisins, ils sont réveillés !"

Le père est venu chez les voisins. Comme il était architecte, le jour même, il a demandé à son fils et aux voisins d'aller chercher toutes leurs affaires hyper nécessaires au bonheur et à la santé. Il a demandé à ses maçons de détruire le manoir.

06 juillet 2011

Xénophobie

Il arrive que l'on ne connaisse pas assez bien la définition d'un mot pour l'expliquer de manière satisfaisante à un enfant.

L'inverse existe aussi. Ainsi, un enfant comprendra très vite ce qu'est le tchikenhague, mais l'expliquer à un adulte est plus compliqué, surtout si Google ignore aussi le sens du mot.

Hier, il y avait une manifestation à Evry, devant la préfecture, pour dénoncer l'accueil scandaleux fait aux étrangers.


Mobilisation pour les droits des migrants

Je crois que c'est Jérôme Guedj, qui a prononcé le mot Xénophobie. Le petit prince, ou plutôt la petite princesse qui se trouvait là a demandé aux adultes "qu'est-ce que ça veut dire ?"

J'ai bien tenté de répondre "c'est quelqu'un qui n'aime pas les étrangers", mais j'ai vu à sa moue que ça n'avait pas l'air de la satisfaire. Beurk, quel vilain mot... J'ai alors promis de regarder dans le dictionnaire.

Dans le Larousse des débutants, on ne trouve pas ce mot.

Dans le Larousse 9/12 ans, on trouve :
Hostilité à l'égard des étrangers

Dans le Larousse 2011, la définition est :
Hostilité systématique à l'égard des étrangers, de ce qui vient de l'étranger.

En revanche, pas la peine de chercher ce mot dans le dictionnaire des écoliers.

Le hasard faisant bien les choses, le soir, je trouve dans la boîte aux lettres La revue des parents de la FCPE. Et je repense au gros éclat de rire que nous avons eu quelques semaines plus tôt.

L'ASTI des Ulis avait largement diffusé un tract appelant à cette manifestation. Ce tract, signé par plein d'organisations, n'avait rien de méchant, dans le sens par exemple où il ne demandait pas la régularisation de tous les sans papiers ou ne comportait aucune allusion à un quelconque président de petite taille ou à ses valeureux ministres. Bref, c'était un tract tout gentil.


Dans ce tract, on ne parlait même pas du concert du groupe Z.E.P., zone d'expression populaire.




L'ASTI a reçu une réponse extraordinaire de la responsable de l'union locale de la FCPE des Ulis, qui s'associe au tract, puisque la FCPE soutient RESF. C'est logique, jusque là, rien à redire. Ensuite, deux petites phrases illustrent parfaitement le terme xénophobie.

Je ne peux malheureusement pas faire une diffusion de ce tract aux adhérents. En effet, tous ne soutiennent pas les prises de position nationale et je le regrette.

Qu'à cela ne tienne. Nous avions les adresses email de tous les adhérents et nous leur avons envoyé le tract. N'importe quel lièvre de conte africain aurait fait la même chose, en rigolant ensuite du tour qu'il venait de jouer. Bon, on n'a eu aucun retour. S'il y avait des destinataires xénophobes, ils ont dû être assez intelligents pour effacer le message sans se plaindre d'avoir reçu une information non désirée. Au moins, cela n'a pas empêché les non-xénophobes d'être informés.

Ne pas diffuser une information juste parce qu'elle concerne des étrangers, n'est-ce pas de la xénophobie ?

Heureusement les moyens informatiques permettent aujourd'hui de contrer ce genre de comportement. Si seulement les démarches sur internet, par exemple pour indiquer un changement d'adresse, pouvaient être utilisées à la préfecture de l'Essonne ! Ca réduirait les files d'attentes... et ça éviterait de passer la nuit dehors pour trois malheureuses entrées dans une base de donnée.

Analyse linéaire

Voilà une annonce diffusée mi-juin avec un lapsus qui a beaucoup amusé les universitaires.


Il n'existe en effet pas de laboratoire d'analyse linéaire, mais le laboratoire de l'accélérateur linéaire.
Enfin, le fléchage sur le campus était conséquent, de quoi éviter que les intervenants se perdent au milieu de la verdure.

Il n'y a pas de possibilité d'aller dans un autre sens...

La recherche d'un côté, Paris-Saclay dans l'autre...

Il y aurait des personnels à l'université ?

On n'est pas à une contradiction près...

Cela dit, c'est étonnant que le Grand Paris s'autorise un affichage sur des panneaux de signalisation.


Après avoir suivi linéairement les flèches, tous semblent avoir trouvé le LAL, où l'accueil était chaleureux. Plein de lecture !


Personnel, syndicats, écolos, chacun avait quelque chose à dire...


Par exemple, pour Orsay en Lutte, le texte du contre projet a été distribué, et une pétition proposée...


Pendant que certains spéculaient sur l'avenir de la vallée, les jardiniers arrosaient les pierres devant le château.

04 juillet 2011

Ô temps...

J'ai passé un très agréable dimanche à Mâcon, la cité de Lamartine (alors qu'il n'a fait qu'y naître, il a passé son enfance dans un petit village, Milly).


Mâcon est à 1h30 de Paris par TGV, ce qui permet de faire l'aller-retour dans la journée.


Certes, on arrive à la gare de Mâcon-Loché, qui ressemble à un bloc de béton au milieu d'une friche d'une zone industrielle.


Heureusement, si on cherche de l'ombre, il y a tout de même deux arbres (et pas plus) le long du quai.


La chose la plus intéressante à Mâcon, c'est la Saône, au bord de laquelle on peut facilement pique-niquer en regardant le ski-nautique.


Il y a aussi des cygnes, qui évoquent le Lac de Lamartine, en particulier ces vers sur lesquels on peut marcher en centre-ville.

Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !


Et de lointains souvenirs...






L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !

02 juillet 2011

L'art du tchikenague

Google ne connait pas le mot tchikenague. Telle est la raison d'être de ce billet.


D'ailleurs, je suis souvent surprise quand je vois les statistiques d'accès à ce blog. Par exemple, cette semaine, j'ai eu beaucoup de visites grâce à la piscine écologique de la Chapelle St Sauveur, alors que je n'en parle dans un seul billet datant de 2008...


Cette semaine, j'ai lu un excellent article (merci Fred) intitulé : Les geeks sont-ils anti "intellectuels", en d'autres termes, Google nous rend-il stupide ?

J'ai aussi écouté Albert Jacquard parler d'intelligence (merci Jean-Louis). Il dit d'une part qu'il est criminel de dire à un enfant qu'il n'est pas intelligent (petit clin d'œil à tous ceux qui auraient pu être insultés par un enseignant cette année), et surtout qu'il est important de ne pas être passif, de comprendre que l'on n'a pas compris (et donc de rechercher des réponses). Cependant, avant d'obtenir ce que l'on cherche en surfant, peut-être faudra-t-il développer un web 3.0, qui ait du sens...

Mais arrêtons de surfer, cultivons-nous ! Qu'est-ce que le tchickenague ? Pour la première fois, ce blog aura une véritable utilité.

Pour l'obtenir, il suffit de se munir d'enfants, dans une cour d'école, ou au bord d'un chemin de campagne, par exemple en allant à St Jean-de-Beauregard.


Très rapidement, vous obtenez un mélange de pétales, de feuilles, de graines, en général assez spécifique de la région. Par exemple, ci-dessous, ce tchikenague a été obtenu aux Ulis, à la fin de la dernière journée d'école.


Un logiciel n'ayant que la connaissance que l'on veut bien lui fournir, il est vital d'ajouter le mot tchikenague au dictionnaire, afin que l'ordinateur n'ait pas la mauvaise idée de le souligner en rouge. L'orthographe tchickenague doit aussi pouvoir être acceptée, on ne sait jamais.


Il existe de nombreuses sortes de tchikenague, selon la créativité des enfants à l'origine de la cueillette. Par exemple, certains obtiendront d'appétissants mélanges en ajoutant de l'eau ou de la gadoue.

L'étymologie du mot tchickenague vient sans doute de chicken, poulet en anglais. C'est pour cela qu'un gendarme peut être ajouté afin d'obtenir un tchickenague plein de protéines.

La réalisation de tchickenague contribue à la biodiversité. On peut aisément mélanger du tchickenague de la région parisienne avec du tchikenague bourguignon ou jurassien.


Cela peut même permettre de lire certains panneaux, comme celui de l'étang Titard à Saint-Germain-du-Bois, qui n'est pas une baignade écologique.


Ce message à peine publié, Google est plus savant...