Hier midi, j'ai photographié la simulation d'un séisme avec mon canon 350D en mode rafale. C'est utile les Kapla pour expliquer ce qu'est une construction anti-sismique. Quand on tire doucement le tapis d'avant en arrière, certaines constructions résistent mieux que d'autres...
Hier après-midi, j'ai pris mon Canon 350D pour photographier le défilé du carnaval.
Après avoir pris la photo IMG_1499.JPG vers 15h30, plus de batterie ! Je fais un détour pour la recharger à la maison.
Vers 17h, je retourne prendre l'appareil photo. La batterie n'est pas complètement chargée, mais ça devrait suffire pour tenir jusqu'à 17h30 et la crémation de M Carnaval.
Effectivement, en sortant, je photographie sans problème mes petits voisins. Je prends quelques autres clichés, puis celui-là :
La photo n'étant pas terrible, je recommence... L'autofocus fonctionne bien, j'enclenche, et là, le message "Err 99" s'affiche sur l'écran LCD. Fait-il trop froid pour la batterie ? N'est-elle pas assez chargée ?
Après avoir rechargée complètement la batterie, après avoir formaté la carte CF, après avoir nettoyé le capteur, j'arrive à prendre une nouvelle photo hier soir...
Je laisse la batterie dans l'appareil pour la nuit (alors que d'habitude je l'enlève) "au cas où". Puis ce matin, l'err 99 est de retour...
L'appareil est "Made in Japan". Est-ce pour cela que tout va de travers actuellement ?
Par exemple, en regardant la vidéo de l'article intitulé Le panache radioactif de Fukushima sur l'excellent blog Sciences 2 de Libération, Google trouve le moyen de mettre une pub pour Areva ! Je recharge la page, pub pour le Figaro !
Une erreur autre que celles présentées ci-dessus est survenue.
Retirez, puis réinsérez la batterie.
Cette erreur peut se produire lorsque vous utilisez un objectif d'une marque autre que Canon et que l'appareil ou l'objectif ne fonctionnent pas correctement.
L'objectif est un objectif Canon... Retirer et réinsérer la batterie n'a rien fait, quoique, peut-être que c'est ce qui a marché hier soir.
J'ai finalement réussi à expliciter cette "Err 99" en prenant une photo depuis l'ordinateur.
Hier, j'ai entendu Besson parler "d'incident grave mais pas de catastrophe nucléaire". Je ne sais pas pourquoi, mais rien que le fait d'entendre Besson, ça inquiète... Est-ce un délit de solidarité avec les autorités japonaises et le gouvernement de 1986 ?
Comment savoir ce qui se passe sur la centrale de Fukushima ? Les chaînes d'information se veulent rassurantes, tout en interviewant des français à Tokyo qui se calfeutrent chez eux.
Twitter, Facebook, sont très actifs. C'est intéressant de voir les tendances en France sur twitter. On trouve Tchernobyl, qui n'apparait pas au niveau mondial.
Voilà quelques liens trouvés via les réseaux sociaux :
Je suis en train de lire le numéro de Mars de National Géographic, et en particulier un article passionnant sur l'anthropocène quand j'apprends la nouvelle du tremblement de terre au Japon.
Forcément, beaucoup d'infos circulent, toujours les mêmes... que je ne vais pas publier ici.
Au lieu de suivre les alertes météo, certains ont sorti les planches de surf. Ca rappelle un peu une alerte rouge de Météo-France en Bretagne... ou orange en région parisienne alors qu'un ministre déclarait qu'il n'y avait pas de pagaille...
Les tremblements de terre sont des phénomènes naturels, contre lesquels on ne peut rien (n'en déplaise à un certain président qui après Haïti avait déclaré qu'il ferait tout pour que ça ne se reproduise plus).
Est-ce bien raisonnable de construire une centrale nucléaire dans une zone sismique ?
Il n'y a qu'une planète, quand on fait quelque chose quelque part, on le trouve partout.
C'est ce qu'à dit Claude Lorius (à propos des essais nucléaires dans l'hémisphère nord que l'on a retrouvé les glaces du pôle sud)
Cette trace blanche, c'est celle laissée par la station spatiale internationale (ISS) dimanche soir dans le ciel des Ulis.
Lundi soir, il y avait deux points blancs qui se suivaient, la navette ayant quitté la station.
Je n'avais jamais vraiment essayé d'observer la station spatiale. Ce sont les magnifiques clichés publiés par JL Dauvergne sur Facebook et ses conseils sur Ciel & Espace qui m'ont poussée à la rechercher.
La première étape est de s'inscrire sur le site calsky.
On choisit ensuite d'où l'on observe la station spatiale.
Par exemple depuis Frangy en Bresse :
Une fois l'enregistrement terminé, on peut retourner à la page d'accueil et cliquer sur ce que l'on veut observer, comme par exemple See the International Space Station ISS.
On obtient un résultat comme celui-ci :
Comme il se passe plus de choses intéressantes à Frangy qu'aux Ulis ou qu'à Paris, on va prendre un exemple plus simple : Paris
On voit que la station apparaît le 8 mars à 19h11 et disparaît à 19h20.
Pour les Ulis, c'est pratiquement pareil :
L'éternel problème des Ulis, c'est qu'au nord, les murs sont éclairés la nuit...
A l'ouest, ce n'est pas mieux :
Au sud ? On peut presque mesurer la qualité de l'air à l'oeil nu. Samedi, Air Parif indiquait une pollution de 8 sur une échelle allant jusqu'à 10.
Je connais des femmes qui ne veulent pas vieillir. Mais pourquoi rester ainsi de glace ?
Libérez-vous ! Prenez-exemple sur ces femmes que l'on a vu avec ou sans voile, en robe ou en jean, dans les rues de Paris ou Tunis pour faire chuter Ben Ali !
Ne vaut-il pas mieux croiser une femme forte, avec un voile dans un lieu public, élevant souvent seule ses trois ou quatre enfants, plutôt que de ne jamais voir la maman d'untel qui n'a pas le droit de sortir de sa cuisine ?
Il est vrai que certaines visent des titres qui les mettront sous les feux des projecteurs. Mais à quoi bon rester jeune, si c'est pour inaugurer le salon de la patate ?
A l'heure où notre président tire sur la laïcité à coup d'héritage patrimonial, il faut déplorer la méconnaissance de Facebook des régions françaises et de leur héritage gastronomique.
Mercredi dernier, suite à un post concernant le Ban Bourguignon, j'ai vu apparaître une pub qui n'a rien à voir avec ma région natale... Non mais !
Cela dit, j'ai cliqué sur la croix (catholique ?) à (l'extrême ?) droite de la pub...
L'darré samedi, y'étot le banquet des canscrits à San Germain... J'y seu allée pou la premère foué. Enfin, j'éto au dessert de s'leu des sous-conscrits, mais j'avo passé plu d'temps a rgadjé les étoiles qu'à fare la féte.
Bon, je vais arrêter de me prendre pour la Glaudine... Si j'ai toujours compris le patois bressan, je ne l'ai jamais vraiment parlé. Peut-être avais-je écrit quelques lignes en CM2, quand Monsieur Richard, nous autorisait à rendre des copies en patois ?
Au collège, nous avions aussi le droit, mais la professeur exigeait la traduction en français et cela perdait tout son charme...
Le rendez-vous était fixé devant la mairie à 10h45. Comme je le craignais, j'ai eu un peu de mal à remettre des prénoms sur des visages, souvenirs d'enfance ou d'adolescence. Que fais-tu ? Où habites-tu ? As-tu des enfants ? En tous cas, c'est chouette de voir que nous avons tous réussi, que l'on ait quitté les bancs de l'école à 16 ou 26 ans, que l'on soit resté en Bresse ou voyagé un peu partout. Bien sûr, nous avons évoqué les absents, même si beaucoup avaient pu venir, c'est toujours dommage de ne pas revoir Francis, David, Annette, Nadia, Céline, Florence, Nathalie, Carole, et j'en oublie...
Valérie, Olivier, Noël, Christophe, Sylvie, Hervé ont fait un énorme travail pour retrouver leurs camarades. Merci à eux ! J'avoue avoir hésité à venir... et que sans l'enthousiasme d'Hervé et d'Olivier sur Facebook je n'aurais sans doute pas participé à cette incroyable fête.
Nous avons ensuite traversé le marché pour déposer une gerbe au monument aux morts de Saint-Germain-du-Bois. Plus tard, Madame Cahier, mon institutrice en CE1 -et maire actuelle- a rappelé d'où venait cette tradition :
Les conscrits étaient les jeunes hommes inscrits sur la liste des citoyens pouvant être appelés au service militaire par la voie du tirage au sort. A cette époque, en 1796, après la révolution, comme les jeunes appelés partaient forcément à la guerre, ils passaient dans les maisons dire au-revoir, et ils faisaient la fête avant de partir au front. Le service militaire est devenu obligatoire en 1798. Ensuite, l'envie pour les gens d'une même classe de se retrouver a perpétué la tradition.
Quelle chance tout de même de pouvoir retrouver les enseignants qui nous ont aidé à grandir. Quelques jours avant, j'avais croisé M. Fèvre, instituteur en CE2, à qui je dois sans doute beaucoup de choses. C'est tout juste si nous ne regrettions pas que M. Richard n'ait pas apporté sa Caroline à ce banquet des conscrit ! Bien sûr, il y a celles qui nous ont quitté, Mme Bonin, Mme Giraud.
Le banquet a eu lieu à la salle des fêtes, c'est là que se déroulait le spectacle de noël. Nous devions danser avant l'arrivée du père-noël, ou pire, chanter... L'album photo qui a circulé où nous avons revus nos costumes ont transformé ce souvenir pas toujours agréable en moment hilarant.
En tous cas, quel bonheur de papoter avec Isabelle, Sandra ou Mireille ! On va dire que nous avons apprécié à sa juste valeur la jeune chanteuse qui nous a rappelé cette chanson apprise à la chorale du collège.
En revanche, que d'émotion lorsque le DJ a passé des chansons de Balavoine. En quelle année est-il mort ? Ce sont les conscrits de 20 ans qui nous ont fourni la réponse : 14 janvier 1986.
Nous avons bien mangé et bien bu, comme toujours en Bourgogne : assiette frivole, filet de loup sauce champagne et fondue de poireaux, cuisse de pintade, jus de porto aux girolles et sa garniture, fromage, tuttifruti... Bravo à l'Auberge Bressane de Serley, même si c'était beaucoup plus que ce que je pouvais avaler en une seule journée ! Voilà qui rappelle les repas de famille, où l'on restait assis toute l'après-midi !
En tous cas, je me suis beaucoup amusée ! C'était une fête très réussie, où nous avions tous dix ans...
Après le café, la soirée a continué, entre danses et discussions à l'extérieur. Nous avons échangé numéros de portables, adresses email.
Quelques jours plus tard, nous sommes redevenus amis sur facebook ou ailleurs. La tradition des conscrits a du bon ! Pour moi, cette fête avait le côté magique de celle du Grand-Meaulnes, une impression d'avoir été transportée dans un lieu connu dans un lointain passé, avec des gens rencontrés à cette même époque, qui sont restés les mêmes, en fait non, qui ont gardé leur âme d'enfant mais sont devenus extraordinairement sereins.