30 janvier 2010

Lettre au préfet

Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture de l'Essonne,

Ingénieur en informatique au CNRS, je souhaite attirer votre attention sur la situation d'Achraf El Ouanzi, étudiant en mathématiques à l'université d'Orsay.

Les mathématiques, comme l'informatique et plus généralement les sciences nécessitent des échanges internationaux. Je suis allée à Rabat au Maroc dans le cadre d'une école organisée par le Centre de Calcul de l'IN2P3 en 2001, pour me former sur le langage informatique XML.
Malgré des conditions financières difficiles, Achraf est venu à Orsay, attiré par le prestige de l'Université Française. Il me semble injuste d'enfermer pendant plus de 15 jours un étudiant qui demande avant tout à apprendre, pour ensuite devenir professeur dans son pays.

Quel mal y a-t-il à cela ?

Je ne doute pas de la complexité de l'administration française et en particulier de celle de la législation concernant le droit de séjour des étrangers. J'avoue ne pas comprendre pourquoi vous ne permettez pas à Achraf de poursuivre ses études en ne lui délivrant pas de papiers. Pourriez-vous me l'expliquer ?

A l'heure où la France s'interroge sur son identité nationale, sachez que les scientifiques ne se posent pas de questions sur ce qui les identifie à travers le monde : une soif de connaissance, un désir de partager leur savoir et souvent un langage commun, qu'il s'agisse d'équations mathématiques, d'XML ou de C++.

Je fais partie des gens qui ont manifesté devant le CRA de Palaiseau le 20 janvier et le 28 janvier dernier. Au cas où vous n'ayez pas eu l'occasion de lire les articles de la presse ou de visionner les reportages de Telessonne, vous trouverez ci-joint deux photographies de ces rassemblements. La cinquantaine de personnes devant le CRA mercredi dernier sont les représentants de milliers de citoyens, universitaires ou non, retraités ou petits enfants, qui comme moi ne comprennent pas pourquoi un pays démocratique privilégie la prison à l'éducation.

Je vous prie d'agréer, monsieur le Secrétaire Général, l'expression de mes respectueuses salutations.




27 janvier 2010

Kfet de l'Yvette

Petite promenade des Ulis jusqu'à la cafet chez Yvette...

Un bateau sur la glace au parc nord :



Chouette décors devant la kfet. A l'attaque !



La conférence de Presse pour soutenir Achraf, étudiant enfermé depuis près de 2 semaines va débuter.



Il y a beaucoup de monde, étudiants, enseignants, militants associatifs, élus, mais surtout des journalistes qui notent les réponses à leurs questions.



D'autres questions que personne n'ose poser. Pourquoi n'y avait-il personne de France Terre d'Asile le dimanche lorsqu'Achraf a eu du mal à envoyer son recours ?




Avant de partir, une discussion plus générale à propos de tous les étudiants étrangers qui ont du mal à suivre des cours dans de bonnes conditions. Ils commencent l'année universitaire avec du retard, le temps d'obtenir tous les papiers.



Ce bourgeon pourra éclore bientôt. Et Achraf ? Il ne demande qu'à progresser, à apprendre pour devenir professeur de mathématiques.



Demain, la manifestation sera silencieuse devant le CRA de Palaiseau.



Une affiche de RESF a été collée à la mairie de Bures. Jeunesse sans papiers, jeunesse volée : Achraf en est la preuve. Combien d'autres victimes silencieuses ?



Au retour, Sonia s'est amusée à fabriquer des cabanes pour protéger les écureuils.



Les canards qui se dandinaient sur le lac gelé se sont envolés.



Il ne restait que des bouts de bois sans doute lancés par des enfants dans l'après-midi...



Que faire pour que monsieur le préfet de l'Essonne entende nos cris ? Libérez Achraf !



Les maires d'Orsay, de Bures, de Gif et des Ulis l'ont dit. M Labordes, député UMP soutient Achraf. 2500 signatures ont été déposées devant le juge. Que peut-on faire ?

24 janvier 2010

Interlude

Le parc nord le week-end dernier :





En attendant le printemps...




Parc nord ce soir :

21 janvier 2010

Merci pour Achraf


Tout a commencé le 15/01 par un message de Manue sur Orsay en Lutte. Un étudiant de L3 a été arrêté.

Une incroyable mobilisation s'en est suivie. Près de 2500 pétitions ont été signées en à peine 36 heures. Le 18, au restaurant du plateau, les enseignants faisaient la queue pour signer. Un article a été publié sur le site de Sauvons la Recherche. De nombreuses personnes ont écrit au préfet, au niveau de la direction de l'Université et des élus.


Le 19, devant l'école des Avelines puis au marché dans un froid brouillard, l'accueil fut très chaleureux.

Voilà quelques remarques entendues sur le marché qui montrent que les gens se souviennent des causes défendues et se sentent plus que concernés.
- Je suis dans le même cas, mais j'ai un avocat
- Moi aussi, j'avais laissé mon passeport dans un tiroir et je me suis rendue compte que la date était dépassée.
- Y'avait pas une jeune fille à l'Essouriau qui a été menacée 1 mois avant le bac, mon fils m'a dit ?
- Ah ben, celui-là, on le renvoie alors qu'il n'a rien fait et qu'il y en a plein qu'on garde alors que...


Mardi à midi, une quarantaine de personnes venant de divers horizons : Orsay en Lutte, RESF, LDH... se retrouvaient à Palaiseau.
Le Parisien et Telessonne étaient présents.



Achraf a eu le soutient de toutes les municipalités entourant la fac d'Orsay : Orsay, Bures, Gif sur Yvette.

Le 20 janvier, à la fin de la séance du Conseil municipal des Ulis,
une représentante du collectif de soutien à Achraf El Ouanzi a
donné des informations et demandé le soutien du Maire. Dans
sa réponse, Maud Olivier (Maire des Ulis) a dit son soutien et
informé qu'une lettre de sa part va partir le 21 (aujourd'hui) à
l'intention du Préfet, avec le soutien du Conseil municipal.

Le 21 janvier, Madame le Maire des Ulis est intervenue auprès de Monsieur le Préfet de l’Essonne et de Monsieur BOISSINOT, Recteur d’académie, pour les alerter, informer, de la situation de M. Achraf ELOUAMZI.

Merci, merci !

Il ne faut pas qu'Achraf se retrouve à l'aéroport comme Mody ! Je n'ai jamais pu revoir les vidéos de l'expulsion, alors que j'avais plus ou moins promis de les diffuser un jour...

Ce matin, il y a eu une intervention au niveau du consulat du Maroc. Pourvu qu'il ne délivre pas le laisser-passer. L'association de défense des droits de l'homme au Maroc a adressé une lettre au préfet de l'Essonne. Et si la France n'était plus le pays des droits de l'homme ?

14 janvier 2010

Tous les français, sauf...

Lundi dernier, il était difficile d'approcher le président de tous les français. Pourtant, il se rendait à Supélec, ce qui n'était pas loin de mon lieu de travail.

Bon, d'accord, je n'avais pas d'invitation.


Seuls quelques français en avaient. Mais même ces français-là, il était difficile de les approcher. Ils étaient attendus devant la gare TGV de Massy de 9h30 à 11h. Les bus SAVAC (rouges) devaient les amener sur le plateau de Saclay :



Les forces de l'ordre étaient partout dans la gare. Impossible d'approcher les bus !



Nous voulions simplement remettre une carte de non-voeux aux invités. Deux collègues ont commencé à en distribuer. Les forces de l'ordre ont confisqué les tracts.



Nous avons baissé les bras... et attendions tranquillement le RER pour Orsay, avec un sac contenant d'autres cartes de non-voeux.



Ces cartes là ont aussi été confisquées alors que personne ne les distribuait, par ordre spécial du procureur.

Le plateau de Saclay était quadrillé. Les forces de l'ordre étaient à tous les ronds points, tous les croisements. Le président de tous les français aime les bains de foule, aucun doute !



Nous étions une petite trentaine à avoir apporté notre bruit pour notre président.



Mais nous n'avons pas pu faire autre chose que le tour d'un bâtiment. Au chaud à la cantine, nous regardions les forces de l'ordre faire le piquet dehors.

Mais combien cela coûte-t-il à l'état ?

Bon, pas de doute, le président de tous les français n'avait pas envie de rencontrer tous les français ce jour là... A moins que militer ne soit pas une caractéristique de notre identité nationale, mais c'est un autre débat.

13 janvier 2010

19 degrés


Enfin, ce soir, la température a atteint les 19°C ! Si elle pouvait rester comme ça (un peu plus à la rigueur), ce serait le bonheur...

12 janvier 2010

Panne de chauffage

Tout a commencé ce week-end. Il n'y avait pas d'eau chaude samedi soir.

A priori, ce n'est pas dramatique. Il suffit de faire bouillir de l'eau pour faire sa toilette, faire la vaisselle...

Dimanche après-midi, la température de l'appartement était passé de 22°C à 20°C. Cela était plutôt une bonne nouvelle. Pas besoin d'ouvrir les fenêtres pour ne pas avoir d'appartement surchauffé !

J'ai tout de même appelé "OSICA assistance" à 15h pour signaler le problème, au cas où aucun de mes voisins ne l'aurait fait. Une gentille dame me demande d'épeler "Les Ulis" et me dit qu'un technicien sera envoyé sur place.

L'après-midi, j'ai assisté au concert de l'odyssée symphonique. La première partie était extraordinaire.

L'ambiance a chuté plus rapidement que la température dans l'appartement lorsque le pianiste a soufflé un mot à l'oreille de la chef d'orchestre qui a dit à la foule :
Il y a un murmure permanent dans la salle, c'est insupportable, nous vous demandons le plus grand silence !

Sonia qui avait apprécié la première partie a commencé à bouder. Elle m'a dit à la fin :
Comme je m'ennuyais, j'ai imaginé une histoire comme dans Picolo Saxo. Les instruments étaient prisonniers des hommes qui ne voulaient pas les libérer et les faisaient travailler.


De retour, je croise le gardien. Il m'explique qu'il y a 50cm d'eau dans la cave "Tous les égouts de la ville y arrivent !"

La température est de 18°5 dimanche soir, 18° lundi au réveil.

Lundi soir, je rentre du travail. Il y a un mot à l'entrée de l'immeuble qui explique le problème et dit que cela a été résolu à partir de 11h30 en indiquant que le chauffage remonte progressivement.

Arrivée dans l'appartement, je note 17,9°. Une augmentation ? Pour en avoir le coeur net, j'ouvre Openoffice, et je note régulièrement la température.



Effectivement, ça augmente... doucement mais sûrement. Au moment d'aller me coucher, je note une légère diminution 0,1°C ? Peut-être à cause de la température extérieure ?

Au réveil aujourd'hui, je constate la chute brutale pendant la nuit. J'en parle à des voisins "on a dormi avec des manteaux !". Le problème se résoudra peut-être tout seul dans la journée ?

Ce soir à 18h, c'est 15°9. Je me décide à appeler OSICA. Le numéro est celui d'un central téléphonique "pour mieux vous servir..."
Après deux bonnes minutes d'attente, une dame écoute ce que j'ai à lui dire. Elle me répond
Avec vous, ça fait 4 personnes qui nous ont appelé. Il y a effectivement un problème, on va appeler l'agence
.
C'est sans doute ça qui va faire remonter le chauffage... L'agence est forcément au courant. Enfin, la vraie solution consisterait à refaire l'isolation extérieure de l'immeuble, à revoir les joints des fenêtres, bref à le mettre aux normes environnementales.

Cela m'a donné une bonne raison d'aller au théâtre voir une pièce sensationnelle réalisée à partir de témoignages recueillis dans les écoles : La consolation de Sophie.

Effectivement, voir les choses de Sirius ou rire en lisant le dernier album de Ducobu, ça réchauffe ! Et finalement, ce n'est pas si mal d'être poussée en dehors de ses pantoufles, ça permet de sortir et de se cultiver !

08 janvier 2010

Orsay sous la neige

Départ à proximité du restaurant du CESFO sur le plateau du Moulon :



Rue du bois des rames :



Descente en direction de la gare RER :





Le lac gelé :

Jusqu'au Moulon

Aujourd'hui, j'ai pu aller travailler...

A 8h40, j'étais vers l'arrêt de bus près de la mairie.




A 8h55, j'étais dans le bus 269-02. Les photos, prises à travers la vitre, ne sont pas d'une qualité extraordinaire.



A 9h05, le bus arrivait à Courdimanche. A pied, il faut 5 minutes en marchant vite pour parcourir cette distance.



A 9h26, nous étions à Orsay, mais pas très loin des Ulis. Le bus faisait du surplace entre les feus rouges.



A 9h35, le bus était au rond-point de Mondétour. Il s'est écoulé près d'une heure depuis mon arrivée à l'arrêt de bus.



A 9h45, nous étions à la gare RER d'Orsay. Personne n'attendait.



Le bus m'a déposée au rond-point de Corbeville quelques minutes plus tard. La route n'étant pas dégagée plus loin, ils ne marquaient pas les arrêts du plateau du Moulon.
J'ai continué à pied. Le paysage était magnifique.



9h55, l'IFIPS est devant moi... Cette voiture va-t-elle à Supélec ?



10h, le laboratoire est en vue !