29 novembre 2009

Activités du dimanche

Graines de radis noir... à germer...



C'est physique...



Esprit des noëls présents, es-tu là ?



28 novembre 2009

Scrooge

Je suis allée voir Le drôle de Noël de Scrooge avec Sonia, 7 ans 1/2.

La caissière à l'entrée a demandé à la fillette devant nous quel âge elle avait. Douze an, ça va, c'est à partir de 9/10 ans car ça fait vraiment peur.

J'ai demandé si c'était les fantômes qui faisaient peur. Elle m'a répondu par l'affirmative. J'ai dit que nous avions vu la bande annonce, qui n'a pas effrayé Sonia plus que ça. Elle a précisé "Oui, mais dans le noir, ça peut être effrayant".




Marley était mort pour commencer.


Le film reprend le roman de Dickens à la lettre, ce qui ne le met pas forcément à la portée des jeunes enfants. C'est quoi du porridge ? Pourquoi le petit garçon il va mourir ? Je ne suis pas certaine qu'elle ait compris que l'esprit des Noël à venir montrait à Scrooge son propre enterrement.

J'ai découvert "un chant de Noël" il y a deux ans, grâce à la revue Fiction qui débutait par "Adaptation", une nouvelle de Connie Willis inspirée par le récit de Dickens.

J'avais eu un peu de mal à trouver le texte de Dickens à la médiathèque des Ulis, mais le bibliothécaire avait ramené de la réserve, un album superbement illustré.

Il est peut-être préférable d'avoir lu le livre avant de voir le film. On se rend alors compte du génie de la mise en scène. Les fantômes sont plus drôles qu'effrayants, surtout lorsque la mâchoire se démet... Ah les vieilles mécaniques !

Certains effets 3D mériteraient un écran plus grand. La Géode ? L'animation m'a semblée très réussie. Du jamais vu ! Au début du film, Scrooge nous glace, justement parce qu'il est humain, ce n'est pas qu'un dessin réalisé sur ordinateur, mais un acteur qui transmet des émotions, des sentiments.

Dans le contexte actuel, le film est un appel à la générosité. Scrooge, ça pourrait être Pierre Berger qui trouve que le Téléthon a trop d'argent; ça pourrait aussi être chacun d'entre nous. Qui n'a pas pensé qu'il y avait des associations et des prisons pour s'occuper des pauvres (ou des étrangers) ?

Voilà aussi qui pourrait faire réfléchir Besson à propos du délit de solidarité :
L'aidant bénéficie d'une immunité s'il a agit pour sauvegarder «la vie ou l'intégrité physique de l'étranger» sauf s'il y a «disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace» ou s'il y a eu contrepartie.


Ah, si ces individus pouvaient être visités par l'esprit de Noël...

Balivernes ! dirait Scrooge... et tous ses descendants qui dirigent aujourd'hui le monde...

15 novembre 2009

Plan anti-grippe

La grippe a frappé dans l'appartement. Elle a été vaincue avec les armes suivantes :



Le Doliprane pour faire tomber la fièvre de 41 à 38 en quelques heures, le thermomètre pour dessiner une courbe en yoyo pendant 24h, les tisanes d'eucalyptus pour m'éviter à moi d'attraper la grippe et l'ouvrage "Un nouvel art de militer" que j'ai enfin eu le temps de terminer en restant près de Sonia quand elle était brûlante...

Maintenant qu'elle est guérie, elle vient de me donner son avis :
Il y a beaucoup de gens pour dix misérables clowns
.

L'ouvrage se termine en effet en relatant les actions de la BAC qui use de non-violence avec les forces de l'ordre beaucoup plus nombreuses, en particulier en Bretagne en août 2008.

Cet ouvrage fait un bien fou, parce qu'il a le mérite de ne pas mettre d'ordre où il n'en faut pas et de montrer l'efficacité de mouvements sans réels chefs de files, mais très organisés entre autres via internet, mais aussi avec des formations à la désobéïssance. Quelques règles de base ont même été expliquées sur Canal +.

Le fait de lister les actions de RESF à côté de celles de Carré vert, Jeudi noir ou des déboulonneurs permet de se rendre compte de leur impact global. Même s'il ne s'agit à chaque fois de 2 ou 3 minutes aux informations, sur le long terme, cela représente un temps non négligeable consacré aux personnes qui ne veulent pas de la société que l'on nous impose.



Le texte de Sébastien Porte apporte des éclairages sur la nature des différents mouvements, leur mode d'action et les principaux acteurs. En le lisant, je me suis dit que les universitaires comme les parents d'élèves étaient à côté de la plaque. Mieux vaut sans doute une action brève mais laissant une image forte que des défilés s'étalant sur le long terme. Le problème vient sans doute d'une hiérarchie trop imposante, laissant peu de place à la désobéïssance. D'ailleurs le grand-public accepte en général difficilement qu'un enseignant ne suive pas le programme dicté par le ministre, alors que de voir quelqu'un barbouiller une affiche publicitaire ou faucher des champs d'OGM passe comme une lettre à la poste.

Les photographies de Cyril Cavalier ont le mérite de rassembler toutes les images fortes des actions de ces dernières années. Leur nombre renforce l'impression qu'il se passe réellement quelque chose d'important, qu'une utopie existe et finalement que l'esprit de mai 68 est très présent, mais sous une forme différente, plus joyeuse, plus insouciante, moins palpable.

A l'heure où l'on dramatise les effets d'une grippe que l'on ne sait pas différencier de celle qui revient chaque année, à l'heure où l'on ne parle que de vaccination et de lavage des mains, "un nouvel art de militer" permet de s'extraire de toute cette pesanteur, de prendre les choses à la légère, avec un grand éclat de rire.

Chapeau !

12 novembre 2009

Disneyland

J'ai entendu aux informations que les comptes de DisneyLand plongeaient dans le rouge. Ce n'est pas ma faute ! J'y suis allée pendant les vacances, et j'ai même passé une nuit à l'hôtel essentiellement pour avoir l'impression de passer un week-end dans un ranch.

Bon d'accord, j'ai choisi l'hôtel Cheyenne parce que c'était le moins cher et qu'il y avait une promo (-25%), et non par amour du Far West. Toutefois, ce fut vraiment ce qui a le plus marqué Sonia : les lits superposés, la tente d'indien et le fort.







L'avantage de loger à côté est de pouvoir rester tard le soir. Et effectivement, Disneyland la nuit a quelque chose de magique.

Tout d'abord, il n'y a pas ou peu de file d'attente. Nous avons ainsi pu grimper dans un arbre presque pas éclairé.



L'univers d'Aladdin la nuit est réellement féerique.




On n'a pas le droit d'emmener sa nourriture au parc, nous avons donc dépensé 6 euros pour un très mauvais hamburger vers 14h. Le soir, nous avons opté pour un fast-food aux couleurs du roi lion. Pour 12 euros, nous avions un plateau complet avec par exemple du riz et des cuisses de poulets, une salade de fruits, etc...



On y rencontre même des extraterrestres...



Si les visiteurs de Disneyland ne consomment pas, c'est peut-être aussi à cause de la longueur des files d'attente... Pour Pirates des Caraïbes, tout commençait bien. Nous avancions lentement mais sûrement depuis une quarantaine de minutes, quand tout à coup, des gens sont passés et ont annoncé "une interruption pour une durée indéterminée".

Nous avons continué à avancer grâce aux personnes qui abandonnaient et tentaient tant bien que mal de remonter à l'envers la file d'attente vers les issues de secours. Puis nous sommes arrivées à l'intérieur d'un château, juste devant ce décor :



Une bonne vingtaine de minutes plus tard, les issues de secours se sont fermées. On nous a annoncé que des tests étaient en cours et que l'attraction devrait redémarrer d'ici une dizaine de minutes.

Il y a tout de même une invention géniale : le ticket fast-pass. En gros, à 11h, on prend un ticket qui nous indique de revenir à l'attraction entre 17h15 et 17h30. Certes patienter près de 6 heures pour faire le train de la mine, c'est dur pour certains.



Ca laisse le temps de faire le tour de l'attraction dans un bateau nommé Marc Twain. Pour un peu, on croirait que Disney à aussi inventé l'histoire de Tom Sawyer !







Ca laisse le temps d'apprécier le magnifique orange des années 70 de la décoration d'Halloween.



Mais surtout, ça évite de photographier le plafond pendant 1 heure.



Et ça laisse le temps pour une autre file d'attente de 50 minutes.







Mais forcément, pendant que l'on avance à la vitesse d'un escargot, on ne consomme rien, si ce n'est la batterie de l'appareil photo !

01 novembre 2009

Planètes au fil de l'Yvette

L'Yvette est une jolie rivière qui passe à Gif-sur-Yvette, Bures-sur-Yvette et Orsay.

Tout au long, il y a des panneaux décrivant le système solaire. L'exposition s'intitule Planètes au fil de l'Yvette. Le soleil est à Gif (je ne l'ai pas encore vu). En revanche, j'ai vu Neptune, Uranus et Pluton sur le campus d'Orsay.



Cerise sur le gâteau... à Orsay, Pluton est éclairée par un lampadaire qui n'illumine pas le ciel.