Le phare 40



Samedi dernier, j'ai trouvé un exemplaire du Phare 40 dans ma boîte aux lettres, et plusieurs par terre, non loin de la poubelle. S'il n'y avait qu'un texte à lire, ce serait "Mon 14 juillet républicain", un témoignage plein d'humour d'une personne âgée avec une pancarte dans un centre commercial.

Les photos de ce post concernant l'éclairage urbain ont été publiées.
Depuis, j'ai trouvé des lampadaires qui n'éclairent que le sol, justement le long des murs du centre commercial.



Deux personnes m'ont parlé de mon article pendant la semaine, une autre m'a appelée ce midi. Elle avait protesté en 2005 et 2006 contre un lampadaire qui éclairait son balcon au 8ième étage.

Un élu municipal lui avait répondu que la société qui commercialise les lampadaires s'est engagée dans la réduction du "flux indirect" et que l'aspect sécuritaire primait.

Je ne sais pas si c'est la même société qui a géré le flux indirect dans le parc urbain, mais il ne semble pas si réduit que ça...



La couleur du mur de l'immeuble ci-dessous laisse même présager que le flux indirect est celui qui éclaire le sol, que l'on a volontairement illuminé le bâtiment pour rendre la nuit plus blanche.



Voilà qui rappelle les vieux romans de science-fiction, dans des villes où l'éclairage nocturne est aussi efficace que le soleil. L'activité économique n'est plus dépendante de la rotation de la planète sur elle-même... Quel bonheur de faire ses courses à 3 heures du matin un 14 juillet !

Côté sécurité, éclairer les balcons évite peut-être les cambriolages. Mais à part spiderman, qui peut escalader jusqu'au 8ième étage ?

Un jour peut-être, un élu se souciera de la santé. Le sommeil est un facteur important, et celui-ci est perturbé par les sources lumineuses. Pour bien dormir, il faut du noir !

Cela étant dit, il y a des problèmes plus urgents ! Je viens d'apprendre que non loin de mon immeuble, une famille de sept personnes vivaient dans sept mètres carrés. Une pétition circule.

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