Pas de chauffage

Ce matin, à 10 heures, les personnels CNRS étaient conviés à une assemblée générale. J'arrive à 9h50 rue Michel-Ange. Des gardes nous empêchent de pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Plusieurs personnes sont rassemblées sur la pelouse.



Il fait très froid. De plus en plus de gens arrivent. Devions-nous tous venir comme l'ont demandé des syndicats hier ? Chaque laboratoire devait-il envoyer seulement deux ou trois représentants ?

Combien étions-nous ? 200 ? 500 ?
C'est toujours dur de compter, d'estimer, surtout lorsqu'il faut vôter pour des motions... Ca se joue en général à tout ou rien. Si l'on ne peut pas compter le nombre de voix contre, on supprime la ligne du texte qui fait débat.



Après 2h debout, nous étions tous frigorifiés... Non monsieur Sarkozy, nous ne sommes pas venus parce qu'il y a de la lumière et que c'est chauffé. Enfin, c'est vraiment qu'on aurait bien aimé rentrer à l'intérieur, ne serait-ce que pour remettre le texte adopté à Mme Bréchignac, présidente du CNRS.




De retour dans le métro (avec autocollants, pomme CNRS avec vers
Sarkosiste), j'ai été apostrophée par une étudiante "Vous savez si ça va
durer longtemps ?
". Ses profs viennent 10 minutes en début de cours,
écrivent au tableau et repartent.
Je lui explique un peu les raisons de la grève (entre autre en lui
parlant de la précarité, en lui donnant l'exemple de docteurs qui
pointent à l'ANPE après plusieurs CDD). "Mais c'est horrible !"

Je suis un peu étonnée que les étudiants ne soient pas mieux informés.



D'autres photos sont là.

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