24 juillet 2008

Au revoir tante Ida


Je viens d'apprendre le décès de ma grand-tante Ida Camus. Elle avait 84 ans. Victime d'un terrible accident de la route le 13 juillet dernier, elle n'a pas survécu.

Je crois que le souvenir que je garde d'elle, c'est avant tout une présence, que ce soit au chevet de mes grands-parents lorsqu'ils étaient malades, ou simplement un passage plus ou moins rapide à la maison le week-end.
Cette présence était toujours réconfortante, avec un peu de gaieté, et beaucoup de gentillesse.

Elle était là, et finalement c'était le plus important. Cette présence, que justement l'on ne sait plus offrir. Depuis combien de temps n'ai-je pas pris de nouvelles de mes cousins ? Quand est-ce que j'ai appelé ma grand-mère la dernière fois ? C'est pourtant simple... d'être là... mais cela demande une attention pour les autres, un altruisme qui se fait de plus en plus rare.

J'avais l'impression qu'elle connaissait tout le monde. Très bavarde, elle pouvait aussi bien nous parler de sa fille que d'une parente éloignée (tu vois bien, la cousine germaine de la tante de machin...) ou des dernières rumeurs qui circulaient à Louhans. Je me souviens qu'à l'adolescence, je ne supportais pas les commérages, au point d'éviter certaines personnes.
Les paroles d'Ida ne m'ennuyaient pas, avant tout parce qu'elle ne parlait pas de Saint-Germain-du-Bois mais de Paris ou de gens importants. Elle habitait juste à côté du lycée, juste en face de l'une de mes meilleures amies. Cela rapproche aussi...

Son mari était pharmacien. Enfant, j'étais fascinée par ses connaissances, et particulier celles sur les champignons... Que quelqu'un puisse dire si l'on pouvait ou non manger tel champignon, pour moi, c'était le vrai savoir, celui qui allie théorie, pratique et expérience. Si j'apporte un champignon dans une pharmacie aux Ulis, je ne suis pas certaine de trouver quelqu'un qui sache me dire si je peux le manger.

Donc quand Ida parlait de la maladie d'untel, elle employait des termes exacts, et c'est sans doute cela qui a toujours rendu ses paroles intéressantes et réconfortantes.

Mes pensées vont à son mari Camille et à Maryse, sa fille... Ida sera toujours présente dans mon souvenir.

14 juillet 2008

Emotions classiques...

...tel était le titre du spectacle hier soir aux Ulis.



Qu'est-ce qui provoque l'émotion ? Les grands airs de musique classique ? La pluie de lumière ? Le fait d'être entourée de ceux que l'on aime comme de ceux que l'on croise de temps en temps dans la ville ? En tous cas, elle était là !

D'autres photos sont sur Flickr.

08 juillet 2008

Zoo de Lille



Voilà la fin de notre séjour dans le nord... Il a plu depuis le matin...


Quelques gouttes sont tombées pendant que nous visitions le zoo, puis de plus en plus.







Nous sommes rentrées dans une brasserie pour nous réchauffer et déjeuner.

L'après-midi, des manèges tournaient à côté du zoo. Je n'étais pas très chaude pour que Sonia en fasse... mais comme il y avait des tas d'autres enfants en kway et quelques fois tête nue, j'ai donné le feu vert.

Le soleil est apparu dès que le TGV est arrivé à proximité de la région parisienne. Une voisine m'a cependant dit qu'il avait fait mauvais tout le début de semaine... Ouf...

Valenciennes

Ce matin, la pluie était encore présente...

Nous avons donc profité un peu de la chambre en jouant à Halli-Galli et en regardant un peu la TV cachée dans un meuble.




Nous avons pris le train à Lille-Flandre pour Valenciennes. Nous n'avions pas de statue à voir, mais l'ENSIMEV, "mon" école d'ingénieur devenue ENSIAME depuis.

Nous avons trouvé un peu de soleil en arrivant... Je n'avais jamais remarqué à quel point la gare de Valenciennes ressemblait à celle de Bourg-en-Bresse, du moins à l'intérieur.



Le tramway n'existait pas en 1995 lorsque j'étais étudiante. Nous avons marché jusqu'au centre-ville. Sonia cherchait des aires de jeux... Rien à l'horizon... Il me semblait qu'il existait quelque chose dans le parc de la Rhonnelle, un vague souvenir de St Nicolas avec beaucoup d'enfants testant leurs nouveaux jouets.

Il s'est remis à pleuvoir. Nous nous sommes réfugiées dans une boutique le temps de manger un sandwich. En attendant le tram, nous avons fait les soldes : bonnet de laine et vêtements à longues manches.

Le tram est passé devant un hangar "Caval Kid".



C'est la piscine à balles de Quick, en trois fois plus haut et en mille fois plus bruyant.





Après deux heures passées à l'abri et dans le bruit, nous avons repris le tramway pour l'université.

L'ENSIAME se trouve juste à côté de l'arrêt "Moriamez Recherche".



Nous avons pu visiter l'intérieur... Cela n'a pas beaucoup changé... Ah les souvenirs de travaux pratiques de mécanique des fluides ou d'automatique (l'ascenseur est toujours là) !



Nous nous sommes un peu promenées dans la ville, sans rencontrer le moindre toboggan, mais qu'importe.



Au retour, nous sommes passées devant une gare au nom extraordinaire : Templeuve

07 juillet 2008

Sur les traces de Peter Pan

Ce matin, nous sommes parties à Londres dans l'unique but (enfin presque) de retrouver la statue de Peter Pan dans les jardins de Kensington.



Ca faisait aussi un moment que j'avais envie de retourner à Londres. La dernière fois, j'étais étudiante à Valenciennes. Nous avions pris le Ferry très tôt le matin pour retourner très tard le soir. Le tunnel n'existait pas encore... Cela faisait aussi partie des motivations.



Bon, le capitaine n'y ait pas pour rien non plus... qu'il s'agisse du Yellow Submarine Londres, ville de l'imaginaire ou du panorama illustré de la Fantasy et du Merveilleux, que j'avais bien sûr consulter avant de partir. L'Angleterre, c'est le pays d'Alice au Pays des Merveilles, de Mary Poppins, de Peter Pan... A 5 ans, Sonia était encore trop petite pour faire le rapprochement entre les héros d'un dessin animé ou d'une histoire et le lieux réel de celle-ci. Elle vient d'avoir 6 ans, elle va rentrer à l'école primaire, et se pose plein de questions sur le thème "est-ce que je suis grande ?"



Elle est attirée par les enfants de 2 ou 3 ans, qu'elle prend par la main... et d'ailleurs plusieurs fois elle m'a demandé "Maman, comment on dit t'as quel âge ?". Il y a des questions vitales quand on est à l'étranger. Beaucoup d'enfants de sa classe retournant "au pays" pendant les vacances, elle avait aussi envie de quitter la France. L'année dernière, nous avons visité le Zoo de Karlsruhe. Là, à la fin de la journée, elle était énervée de ne pas comprendre ce que disait le haut-parleur du métro... "Maman, pourquoi on a le droit d'être étrangère ?" m'a-t-elle demandé lorsque nous étions dans l'Eurostar au retour.

Cela dit, nous avons failli ne pas pouvoir partir... et ne pas pouvoir être étrangères... J'avais ma carte d'identité. Sonia est sur mon passeport depuis juin 2003. Et je me suis rendue compte que le passeport n'était valable que 5 ans (juin 2008) mais avec un timbre fiscal acquitté jusqu'en 2011. Plusieurs douaniers français et anglais à Lille l'ont retourné dans tous les sens avant de nous laisser passer.



Nous sommes arrivées à la gare de London St Pancras à 13h.

J'avais vu sur Internet qu'il y avait des jeux à proximité de St Pancras... sauf que c'était à proximité de l'église et non pas de la gare. En les cherchant, nous avons trouvé une balançoire dans un petit parc... pas si différente que celle d'Orsay.



Nous sommes enfin tombées sur "Coram's field"... interdit aux adultes s'ils ne sont pas accompagné d'enfants.
Sonia a pu tester son anglais "Thank you, you're welcome".

Puis, nous avons eu droit à une grosse averse... ce qui n'a pas empêché Sonia de tester le tobogan.



Comme il s'est remis à pleuvoir, nous avons pris le métro pour les jardins de Kensington, afin d'y voir la statue de Peter Pan.

Nous sommes descendues à la station de métro "South Kensington"... qui n'était pas vraiment à côté du jardin de Kensington.

Comme il pleuvait toujours à verse, que nous sommes passées devant le Science Museum et que l'entrée était gratuite, nous sommes rentrées dans le musée. Superbe !

On arrive assez vite dans l'espace :



On y a croisé toutes sortes de véhicules de différentes époques. C'est surtout la beauté des machines et leur mise en valeur qui m'a impressionnée.



Il y avait une exposition sur le plastique :



Et une autre sur l'agriculture :



Les mathématiques et l'informatique ne sont pas oubliées.



Il était près de 17h quand nous sommes sorties du musée... Il pleuvait toujours.

J'ai posé la question à Sonia : on va aux jardins chercher la statue ou on se promène en bus (à deux étages) ! Elle a répondu sans hésiter : oui, on va voir la statue !

Les jardins royaux de Kensington sont immenses. Il y a de grandes pelouses avec des allées bordées d'arbre... Bref, c'est presque la plaine de Frangy-en-Bresse sauf que c'est au coeur de Londres.



A part quelques sportifs, ils étaient pratiquement vides. Pas étonnant que des nourrissons tombent des landaux sans que les nurses s'en aperçoivent ! Lorsqu'un coup de tonnerre à retenti, j'ai eu de gros doutes... C'était absolument irresponsable de traverser ce lieu par un tel temps. Mais enfin, nous étions près du but.



Nous avons trouvé la statue. Sonia a proposé notre parapluie à Peter Pan pour l'abriter...



Nous avons ensuite vu un héron cendré, quelques cygnes et des fontaines. Par beau temps, ça doit être très agréable !





Nous avons repris le métro (sans nous tromper) jusqu'à la gare de St Pancras, puis sommes retournées à Lille.

La photo ci-dessous est l'entrée du tunnel sous la manche côté anglais. C'est juste un tunnel comme les autres... sauf que sa traversée dure un peu plus longtemps :-) Je me souviens encore de la poignée de main entre les ouvriers français et anglais qui l'ont creusé. C'est un peu dommage que l'aspect historique ne soit pas mis en avant, qu'il n'y ait pas une annonce, ou ne serait-ce qu'un dépliant en salle d'embarquement expliquant pourquoi cela a été si long à construire.

06 juillet 2008

Lille Plage

Nous avons pris le TGV à 11h15 à Massy. A 13h nous étions à Lille. La gare de Lille-Europe est superbe !


Le métro Lillois est automatique. Comme sur le ligne D à Lyon, cela m'a toujours fasciné de jouer les conducteurs ! Sonia a aussi adoré ! Il n'y a également que des machines pour acheter des tickets... et elles ne proposent pas de tarif réduit pour les enfants.



Nous sommes descendues à la station St Maurice-Pellevoisoin, pour rejoindre notre chambre d'hôte.



Une superbe demeure située à proximité d'une air de jeux et d'une station de métro, que demander de mieux ? Nous avons été chaleureusement accueillies et ravies par la chambre.

Après avoir déposé nos bagages, nous sommes parties à la découverte de la ville. Nous sommes descendues à l'hôtel de ville... personne... ou presque.





Un peu plus loin, il y avait un parc le long du boulevard Lebas, avec un terril et des jeux aux couleurs européennes. Quelques enfants jouaient. Sonia a remarqué qu'ils avaient un drôle d'accent pour la plupart.





Nous avions entendu parler de Lille plage sur le boulevard de Strasbourg. Nous avons interrogé quelques personnes "Je ne sais pas, je ne suis pas d'ici !". Une vieille dame a su nous renseigner : c'est tout au bout du Boulevard Victor Hugo.

En passant, nous avons enfin trouvé un restaurant ouvert, plus exactement une friterie. "Je vous met une petite, une moyenne ou une grande barquette ?" Pourquoi ai-je choisi la moyenne ? Il y en avait beaucoup plus à l'extérieur qu'à l'intérieur !



Le boulevard Victor Hugo est grand, long, un peu sinistre par endroits. Et au bout : la plage !



Ou plus exactement du sable, trois bassins : un petit, un moyen, un grand avec de l'eau à température ambiante, c'est-à-dire en dessous des 20°. Sonia a choisi le moyen bassin. Elle a fait comme les enfants qui avait choisi ce bassin là : elle a sauté... et elle avait tout juste pied.

Elle est ressortie avant la fin de la demi-heure à laquelle elle avait droit... frigorifiée.

Nous sommes rentrées pour ressortir manger vers 20h. Nous avons trouvé une pizzeria. Sonia n'a pas aimé l'odeur de ma quiche flambée au Maroille. Ben pourquoi ?