19 juin 2008

Manifestation


SLR avait donné rendez-vous à 8h30 devant le CNRS pour bloquer le Conseil d'Administration qui devait découper l'organisme en plusieurs instituts.
Je suis arrivée à 10h30. Le CA avait déjà été annulé. Ouf ! Il restait quelques caméras, quelques micros, quelques chercheurs.

C'est la seconde fois dans l'histoire du CNRS qu'un CA est annulé. La première avait été lors de l'occupation allemande en 1940.


Une dame m'a expliqué que la manifestation était déplacée au Ministère de la recherche. Une délégation espérait être entendue. Le rendez-vous était donné à la station "Odéon".

A la terrasse d'un café, j'ai retrouvé une collègue avec laquelle j'ai pris le métro jusqu'à Cardinal Lemoine... C'est plus proche.
Nous sommes arrivées jusqu'à une petite place. Des CRS filtraient le passage. Nous suivions des mamans avec des bambins qui sortaient d'une école voisine... Ils ont dû nous prendre pour des parents !




Arrivées sur la place, devant la cantine du ministère, nous entendions les bruits de la manif en bas de la rue de la Montagne Sainte Geneviève. Un monsieur en imper beige, un talkie-walkie dans la main nous a demandé de quitter la place "Il y a une manifestation". Nous leur avons répondu :
"Ils doivent venir ici, on va les attendre".

Nous nous sommes assises à la terrasse d'un café devant la place... qui était bouclée. Des agents intervenaient auprès de chaque piéton. J'ai pris quelques photos... jusqu'à ce que l'on me demande de ranger l'appareil.



Hum... A-t-on le droit d'interdire de photographier les belles rues de Paris ?

Nous avons ensuite retrouvé les manifestants... et tourné autour du Ministère, toujours bien encadrés. Nous avons marché à reculons... pour symboliser la recherche qui fonctionne à l'envers.

Après la manifestation, j'ai acheté un sandwich dans une boulangerie où CRS et chercheurs faisaient la queue...

J'ai mis quelques photos sur mon site professionnel, même les ratées, mêmes les très floues.

Je ne sais pas ce qui s'est passé... Pourquoi toute cette clarté ? Mauvais réglage de l'appareil ? Nettoyage ? Les blouses blanches semblent radioactives.

18 juin 2008

Futuroscope

Nous avons passé le week-end dernier au Futuroscope.

Cet endroit m'avait beaucoup fait rêver lors de sa construction. C'est en trouvant un aimant avec le département de la Vienne dans un paquet de nuggets que je me suis rappelée son existence (avec l'aide de Sonia qui m'a demandé "c'est quoi cette boule ?"... Ben on va aller la voir...).

En explorant un peu plus, je me suis rendue compte qu'il n'était qu'à 1h30 de Massy par le TGV. Nous avons donc fait les valises rapidement samedi matin, nous sommes arrivées à 10h45 à la gare pour acheter des billets pour le futur à 11h.



Nous sommes arrivées à la gare TGV du Futuroscope à 12h30. Il y a une passerelle pour le Parc, mais il faut avoir un billet ! Nous avons donc contourné le parc par l'extérieur pour nous procurer un forfait comprenant deux jours de visite et une 1/2 pension à l'hôtel. Nous avons choisi l'hôtel Plaza car il avait une piscine intérieure.

Nous avons traversé le parking du Futuroscope pour déposer nos bagages.

Nous y sommes arrivées vers 13h30. La chambre n'étant pas prête avant 14h, nous avons attendu... à la piscine. Nous avions tout le bassin pour nous !



Après une bonne heure de nage et de jeux, après avoir déposé notre valise, nous sommes retournées dans le parc. Nous sommes restées essentiellement dans le Monde des enfants. Ah le toboggan volcanique !

Pour nous reposer, nous sommes allées voir Expédition Nil Bleu sur écran géant... très insctructif, peut-être un peu court...

Nous sommes retournées à l'hôtel pour nager un peu (il y avait beaucoup plus de monde) et grignoter des spécialités locales en guise de souper.

A 22h, nous avons repris la direction du Futuroscope pour le spectacle nocturne la forêt des rêves. J'en ai pris plein les yeux ! Les effets étaient vraiment saisissant... au point que Sonia a eu peur des lasers et autres personnages en 3D qui marchaient sur l'eau.

Le lendemain, un copieux petit déjeuner nous attendait à l'hôtel : saucisses, fruits, yahourt, etc, etc... Nous avons pris le temps de digérer et de faire nos valises avant de retourner à la piscine.
Une fois séchées, nous avons utilisé le service "Baghotel". Pour 5 euros par bagage, la SNCF vient les chercher à l'hôtel et on les récupère juste avant de prendre le TGV. Pratique !


Le temps étant instable, nous avons délaissé les activités extérieures (le toboggan volcanique était fermé).

Nous avons traversé les jardins d'Europe. Etrange, les poissons rouges nous suivaient...

Vers midi, nous sommes parties à la découverte des animaux du futur. Pendant l'attente, le présentateur de "C'est-pas-sorcier" nous explique pourquoi tel animal d'Amazonie aura une carapace permettant de résister au feu, tandis que tel autre vivra dans une Europe glacée.
On s'installe sur des wagons, et c'est parti. Sonia avait un peu de mal à tenir les jumelles d'une seule main pour attraper des objets de l'autre.

Nous sommes allées ensuite sur les traces des voyageurs du ciel et de la mer. Avoir un écran sous ses pieds est assez étrange. Cependant, on n'a pas les yeux pour voir à la fois devant et en bas. On peut suivre un animal qui se déplace d'un écran à l'autre, mais difficilement regarder le ciel et la mer en même temps. En tous cas, ça vaut le détour. Le film donne vraiment une impression de fragilité de la planète.

Comme il n'y avait pas de fil d'attente, Sonia a passé son permis de conduire, puis nous avons embarqué dans un bateau pour viser sur des cibles, afin de faire surgir des jets d'eau : mission éclabousse !

Vers 14h30, nous avons pris un repas au Lac : pâtes aux fruits de mer pour moi, steack frites pour Sonia.

Nous sommes ensuite parties pour le cosmos. C'est beaucoup plus qu'un planétarium lorsque l'on met de la 3D ! C'est certes facile de faire rêver avec des photos de la nébuleuse d'Orion ou de Saturne... mais se promener dedans, naviguer à la recherche d'étoiles en train de naître, voir la galaxie de l'extérieur, puis l'amas local, puis... Simple et superbe !

Après un détour par le toboggan volcanique, puis les jeux d'eau, nous avons pénétré dans la citadelle du vertige. Des lunettes avec un miroir donnent l'impression de marcher sur un décors réalisé par le dessinateur. C'est beau, mais il faut vraiment s'interdire de regarder ailleurs que dans le miroir pour que l'effet soit total.

Nous sommes montées dans la Gyrotour... Bof, quand on habite au 15ième étage, ce n'est pas si impressionnant que cela... tant que l'ascenseur fonctionne.


Nous avons enfin trouvé les robots qui dansaient. Nous avons juste regardé... c'était déjà pas mal... On essaiera sans doute une autre fois, quand Sonia fera beaucoup plus que 1m20.

Nous avons ensuite traîné sous la grosse boule, dans la cité du numérique, histoire de ramener quelques souvenirs.

Nous avons repris le TGV à 18h50 pour redescendre sur Terre, où certains passaient le bac le lendemain... mais c'est une autre histoire.

03 juin 2008

Un roman pour l'été ?

Hier soir, une libraire m'a proposé "Vous ne voulez pas un roman pour l'été ? Celui-là est très bien." Je me suis empressée d'oublier le titre de l'histoire d'amour qu'elle avait à refourguer pour repartir avec un DVD au titre étonnant Maya l'abeille et les extraterrestres et quelques livres pour enfants (Il ne nous manque plus que Madame Tout-va-bien et Madame Chipie pour avoir toute la collection).

Un roman pour l'été ? J'ai plein de choses à lire... et je n'ai pas le temps. En fait, c'est certainement que je ne le prends pas. Là, au lieu d'écrire ce post, je devrais être en train de terminer Fiction, qui m'attend sur mon lit.
Au pied de mon lit, il y a au moins deux autre ouvrages des Moutons électriques qu'il faut que je lise... mais qui attendront.
J'ai lu la préface du recueil d'Alain Bergeron et j'ai vraiment envie de lire la suite. Il y a toujours celui de Michel Jeury débuté en mars dernier.

Le problème, c'est que les derniers jours, voilà ce que j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres :



Contrairement au journal municipal qui se survole, la lecture du Phare nécessite plus d'attention. Il y a par exemple à la fin du numéro 36 un conte africain intitulé La trappe à souris qui répond à la question que beaucoup se sont posés en ce mois de mai : pourquoi les manifs ne fonctionnent pas ? Pourquoi ne pas refaire 68 ?
Il y a tellement de sujets de mécontentement, de piège-à-souris que l'on ne parvient pas à se mobiliser pour la cause voisine de notre voisin... et ça nous retombe dessus.

Le site ActuSF a mis en lignes quelques nouvelles. Ce sont des petits bijoux qui en plus se lisent vite. Mais le malaise actuel est bien présent. La nouvelle Miin de Thomas Day... c'était de la science-fiction en 2007. On a entendu quelques vagues protestations contre la création du ministère de l'identité nationale pendant la campagne électorale.
Le hic, c'est que ce n'est plus de la SF. Des sans-papiers sont morts lors d'arrestations et on finit presque par trouver cela banal (lorsque l'on est informé). Mais pourquoi a-t-il sauté de la fenêtre cet idiot ? Pourquoi s'est-il jeté dans l'eau ?

Je vais garder L'Astronomie pour le sac de plage, ou éventuellement les arrêts de bus. , du moins, quand j'aurais fini celui du mois de mai et assimilé l'article de Cirkovic intitulé Against the Empire. Il faudrait que je prenne le temps de le résumer et éventuellement de (re)lire Diaspora de Greg Egan.

Mais comment André fait-il ? Non seulement il publie et envoie des livres à un rythme qui dépasse celui de mes lectures, mais en plus il en écrit ! Une bibliothèque sans livre sur Dracula ou Frankenstein serait forcément incomplète !
J'utilise assez fréquemment son dictionnaire féérique pour répondre de manière correcte aux questions de Sonia "Maman, c'est quoi un troll ? Une licorne, ça existe ?"

Je ne suis pas certaine de lire le roman de Lea Silhol avant l'hiver... quoiqu'un peu de fantasy, ça serait pas mal comme roman pour l'été ! En tous cas, les photos sont magnifiques !