27 novembre 2007

Aux Ulis, des enfants sans droit

« l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant, comme après la naissance »
Déclaration des Droits de l’Enfant



Ils ont entre 3 et 6 ans, enfants de sans-papiers ou hébergés sur la ville et ils n’ont pas le droit d’aller à la maternelle.
« Les classes enfantines ou les écoles maternelles sont ouvertes, en milieu rural comme en milieu urbain, aux enfants qui n'ont pas atteint l'âge de la scolarité obligatoire. Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l'âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande » Art L113-1 du Code de l’Education




Ils ont entre 6 et 16 ans, scolarisés dans les écoles de notre ville mais sont « assignés à résidence en France » et n’ont souvent pas le droit de manger à la cantine, auprès de leurs camarades.

« S’agissant d’un service public administratif annexe au service public d’enseignement, la restauration scolaire est soumise, elle aussi, à des impératifs, en particulier au « principe d’égalité des usagers » qui implique que : Les restaurants scolaires puissent être utilisés par tous les parents qui désirent y placer leurs enfants, sans distinction selon les possibilités financières dont dispose chaque foyer (mais avec la possibilité de tarifs différenciés selon les revenus) » Article L214-4 du Code de l’action familiale et des familles





Ils sont jeunes majeurs, arrivés en France depuis de nombreuses années et inscrits au Lycée de notre ville. Ils aimeraient poursuivre leurs parcours d’intégration et de formation mais ils sont souvent sous le coup d’une invitation à quitter le territoire français et vivent dans l’angoisse de se faire arrêter par la Police.


« Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation » Article 16 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant




Les enfants qui vivent aux Ulis n’ont pas choisi d’y naître, ou d’y vivre; ils ne sont donc pas responsables de la situation de leurs parents. Il est injuste qu’ils subissent les conséquences de la situation administrative de leurs parents.
Ces enfants ont besoin de votre soutien, pour réclamer leurs Droits

19 novembre 2007

Qu'apprend-on...

...à l'école maternelle ?

A l'heure où certaines mairies refusent de scolariser des enfants sans papiers de moins de 6 ans, la lecture des programmes montre à quel point l'école maternelle est indispensable.

Petit rappel, l'école élémentaire est divisée en 3 cycles :
- cycle 1 : cycle des apprentissages premiers (Petite section, Moyenne section et début de grande section)
- cycle 2 : cycle des apprentissages fondamentaux (grande section, CP, CE1)
- cycle 3 : cycle des approfondissements (CE2, CM1, CM2)

Le livre traite du cycle 1, mais le découpage montre que le cycle 2, celui où l'on apprend à lire débute en dernière année de maternelle, c'est-à-dire pour les enfants de 5 ans.

Il est découpé en 5 grandes parties :
- Le langage
- Vivre ensemble
- Agir et s'exprimer avec son corps
- Découvrir le monde
- La sensibilité, l'imagination, la création

Chaque partie se termine en dressant la liste de ce qu'un enfant doit savoir faire à la fin de l'école maternelle.

Par exemple, concernant le langage, un enfant doit être capable de rythmer un texte en scandant les syllabes orales ou d'écrire son prénom en capitales d'imprimerie et en lettres cursives, etc, etc...

Dans une annexe intitulée "Lire au CP", il est écrit :
D'autres élèves, un peu lents ou maîtrisant incomplètement les acquisitions visées à l'école maternelle, ne disposent pas de tous les outils qui permettent d'entrer dans des apprentissages structurés et systématiques. Ils peinent alors davantage pour accéder à la lecture et peuvent être identifiés "élèves en difficulté".

Alors que l'on entend quelquefois parler de projets visant à supprimer l'école maternelle, comment doit-on comprendre cette phrase ? Aurons-nous bientôt que des élèves en difficulté ?



Demain, les enseignants seront en grève. Le papier distribué par l'école maternelle Avelines 3 donne les raisons suivantes :
- suppression de 11200 postes
- recrutements en baisse
- revalorisation des salaires
- EPEP : projet d'établissement public d'enseignement primaire.

Si les 3 premiers points se comprennent facilement et n'ont rien de surprenant, le dernier mérite toute l'attention des parents. Le projet des EPEP mettrait en gros un politique à la tête des établissements scolaires ! On n'a pas fini d'entendre parler de Guy Môcquet... Et quand on voit comment les politiques se soucient peu de la scolarisation de certains enfants, ou des matières scientifiques, on va à la catastrophe...

16 novembre 2007

Grève et informatique

Quand j'étais petite, je résolvais des problèmes du type : le train A part de Dijon à 16h41 et voyage à 100 km/h. A quelle heure arrivera-t-il à Mervans, village situé à 80km de Dijon ?

Voilà la réponse donnée ce matin par le site TER-SNCF.



Dans la rubrique ce n'est pas ma question, mais c'est ma réponse, voilà ce que donne une recherche d'horaire sur la ligne Lons-Le-Saunier, Strasbourg :



Au moins, on ne peut par reprocher au site infolignes.com de ne pas chercher des solutions... sauf que justement, je voudrais aller de Paris à Mervans via Dijon, puis de Lons-le-Saunier à Strasbourg... Revenir à Paris ne m'intéresse pas vraiment...

10 novembre 2007

SETI la peine ?

Cet article de Seth Shostak soulève une question qui revient plus souvent à la surface qu'un poisson mort : pourquoi mes précieux dollars devraient-ils servir à SETI alors qu'il y a tant de souffrance de le monde ?

Seth commence par préciser que SETI n'est pas financé par le contribuable américain, mais par de généreux donateurs, chacun ayant ses propres motivations. Par exemple, financer la recherche contre le cancer, est-ce de l'altruisme ou est-ce lié à une crainte d'être plus tard victime de cette maladie ?

En France, cette question est aussi d'actualité. Comme il n'y a pas (encore) de recherche SETI financée par des individus ou par l'état, on peut étendre la question à la recherche fondamentale. Cette lettre ouverte d’un jeune astronome au Président de la République traduit le malaise actuel. Si les universités sont financées par des industriels, quels intérêts trouveront-ils dans l'étude des trous noirs, la recherche de nouvelles planètes ou les sciences humaines ?

S'il n'y a plus d'étudiants formés, à quoi bon financer des laboratoires sans doctorants, sans chercheurs ?

Heureusement (ou malheureusement), il n'est pas question d'opposer l'humanitaire et la recherche fondamentale en France. L'état ne soutient pas plus l'un que l'autre. Quand il s'intéresse à l'humanitaire, cela donne le scandale de l'Arche de Zoé. Le décryptage fait par le réseau voltaire montre que la françafrique n'est pas morte. Les familles qui souhaitaient adopter ces enfants accepteraient-elles d'accueillir en même temps leurs proches ? Etait-ce aussi de l'altruisme, de l'humanitaire ou un désir d'enfant peu importe s'il fallait rendre malheureux des parents, des grands-parents, des frères, des soeurs, etc...

La France ne brille pas par son aide au développement (18ième sur 22 pays européens je crois). Le magazine Jeune Afrique du 21 octobre dernier indiquait que les migrants avaient envoyé 301 milliards de dollars dans leur pays d'origine en 2006, alors que l'aide publique au développement mondial est de 114 milliards de dollars. L'immigration étant quasi impossible en France actuellement à cause des lois Hortefeux, l'état ne laisse pas non plus les individus contribuer à réduire la "souffrance du monde".

08 novembre 2007

En Bresse et en images

Une semaine de vacances à Frangy en Bresse, que du bonheur... Il y a des petites joies, comme celle de dénicher deux chenilles dans la cabane des enfants. Se transformeront-elles en papillons ?

Il y a le calme des nuits étoilées sans pollution lumineuse... Orion se fait encore attendre alors que le triangle de l'été est toujours au dessus-de nos têtes en début de soirée.

Il y a l'animation des repas de famille... qui durent... avec l'incontournable poulet de Bresse.



Il ne faut pourtant pas croire qu'il ne se passe rien en Bresse. Samedi 3 novembre, mon cousin Claude a pêché sa mare ! Une véritable fête... Nous sommes arrivés vers 10h, alors que la mare était pratiquement vidée de son eau. Les enfants n'avaient qu'une envie : aller dans la boue, même s'il fallait y laisser une botte !
Les seaux se remplissaient de poissons, des gros comme des sandres et des brochets mais aussi des écrevisses.